Retour dans le vallon sauvage de Lassas pour aller visiter les voisins du pic d’Aret. Un itinéraire typique du Rioumajou : raide, rocher moyen, une belle vue, des vautours, des isards et des brebis.

Date : 2021/10/09
Distance totale : 14 km
Dénivelé positif : 1600 m
Temps de montée : 3h jusqu’au pic de Sarrouès
Temps de descente : 1h30
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : pentes raides et quelques passages exposés sur la crête.

Accès voiture

Accès voiture : route forestière d'Artigues, au-dessus de Tramezaïgues, dans la vallée de Rioumajou. Piste en bon état mais assez creusée, attention aux voitures basses.

Tracé GPS

À venir

 

La route forestière d’Artigues est parée de belles couleurs automnales. En conduisant, quelques coups d’oeil dans le sous-bois mais aucun cèpe ne pointe le bout de son chapeau. Comme la veille et comme lors de notre visite au pic d’Aret, nous démarrons à l’ombre. Il ne faut pas compter sur un début en douceur : le chemin monte droit dans le bois, c’est un véritable mur. La pente se calme ensuite et nous prenons vite de l’altitude. Nous doublons deux chasseurs d’isards. Vers 2210 m, lorsque les pentes sur notre droite s’adoucissent, nous quittons le sentier. L’objectif est de rejoindre le pic de Bern. Après avoir dérangé quelques isards, nous croisons des brebis. Les chasseurs nous confirmeront au retour qu’elles ne sont pas toutes descendues. Nous prenons un peu de temps pour analyser la carte. Pour rejoindre la crête, nous partons vers le N sur une rampe herbeuse. Après un aller-retour au pic de Bern, nous partons en sens inverse sur la crête. Elle est légèrement découpée, parfois un peu aérienne mais plus facile qu’elle ne le paraissait depuis le bas. Nous passons par deux sommets plus hauts que le pic de Bern avant que le terrain ne devienne plus facile jusqu’au soum de la Piette. Belle vue panoramique. Le Mont Perdu est encore bien blanc après un premier saupoudrage.

Après le sommet, la crête redevient temporairement découpée avec la désescalade d’un ressaut un peu exposée. Mille mètres plus bas, les granges du Moudang sont bien visibles. Décidément, il faudra que j’aille visiter cette vallée. En face, le pic d’Aret est plus massif que jamais. Après être passés au pas du Moudang (2601 m), la crête est chaotique mais facile. Une dernière pente facile amène ensuite au pic de Sarrouès occupé par les brebis. Sous le Batoua, les ardoises de Cauaère scintillent. Sous le pic d’Aret, la passade permettant de visiter le pic d’Escalet est bien visible. Nous descendons en passant à proximité du lac de Sarrouès (2529 m). La descente est raide et les cuisses finissent meurtries.