Après les sommets délaissés de la veille que sont les pics Ruben Pantet et d’Arraillous, épopée similaire sur ces deux belvédères privilégiés sur le Vignemale.

Date : 2020/08/02
Distance totale : 25 km
Dénivelé positif : 1600 m
Temps de montée : h
Temps de descente : h
Conditions et commentaires : beau au-dessus d’une mer de nuages.
Difficultés : hors-sentier, terrain croulant exécrable et pentes raides.

Accès voiture

Accès voiture : Pont d'Espagne (parking du Puntas) au dessus de Cauterets.

Tracé GPS

Le tracé GPS est consultable ici : https://tracedetrail.fr/fr/trace/trace/127825

- Tracé obtenu grâce à une montre GPS portée pendant la sortie mais susceptible d'avoir été corrigé a posteriori (bug, imprécision, arrêt involontaire, problème de batterie...). - Les fonds de carte IGN (France) et Iberpix (Espagne et Andorre) sont disponibles en se connectant. Comment se connecter, sélectionner les fonds de carte et autres informations sur le module cartographique : Utiliser la cartographie - Le dénivelé et la distance indiqués sur tracedetrail sont générés automatiquement en important la trace. Ces informations sont susceptibles de varier par rapport à celles présentes sur les récapitulatifs, qui ont été obtenues à l'aide d'un autre outil. Preuve en est que le dénivelé et la distance sont toujours à considérer à titre indicatif.

 

Une solution pour éviter la foule aux abords du lac de Gaube : partir tôt. Peu de monde jusqu’aux petites Oulettes de Gaube mais un nombre incalculable de tentes. J’étais dubitatif mais finalement, ce n’est pas plus mal. Que les gens s’entassent au même endroit, ça fait moins de monde sur les autres itinéraires même s’il est clair que l’impact ne doit pas être nul : feux, poses des tentes répétées, piétinements etc etc. Comme la veille, la mer de nuages nous accompagne et masque pour l’instant le Vignemale. La bifurcation vers le lac de Chabarrou est signalée par un cairn monumental de plus de 2 mètres et d’une grande circonférence. Jamais vu aussi gros dans les Pyrénées. Le bon chemin grimpe efficacement jusqu’au lac du Chabarrou (2350 m environ), assez enclavé et que j’ai hâte de découvrir une prochaine fois sous un autre angle. En effet, je file hors-sentier vers le SO et le lac du Chabarrou disparaît très vite. Par une succession de croupes en terrain mixte agréable, je finis par arriver au pied des aiguilles de Chabarrou. Les pics du Chabarrou ont vraiment fière allure et j’ai déjà un enchaînement en tête ! C’est un plaisir de se retrouver seul si proche d’itinéraires sur-fréquentés.

Le couloir pour monter à la pointe des Frères Coufitte, l’aiguille de Chabarrou la plus haute, est masqué mais on devine aisément son entrée. Tous les synonymes du mot « infâme », y compris les plus vulgaires, pourraient qualifier cette montée à la brèche. Le point positif est la sensation d’être dans les entrailles de la montagne, ses recoins croulants et ses cicatrices. Depuis la brèche, le sommet principal est au N et s’atteint par une succession de cheminées raides (rocher souvent moyen, pas mal de II/II+) modérement exposées. En face au S, la pointe 2813 semble facile d’accès par une vire côté espagnol. Sous cet angle inhabituel, le Vignemale semble plus massif que jamais et paraît bien plus complexe que depuis le refuge. Devant, le pic des Oulettes paraît bien farouche.

Au niveau du point 2609 m à l’est de la pointe des Frères Coufitte, se situe une brèche signalé par un important cairn qui permet de basculer facilement vers le col des Mulets. Je l’avais aperçu l’automne dernier en descendant au refuge des Oulettes de Gaube sans savoir ce que ça donnait de l’autre côté et sans pouvoir distinguer si c’était bel et bien un cairn. Confirmation : ça passe ! Il faut ensuite longer une pente raide d’éboulis pour retrouver le chemin juste sous le col des Mulets en prenant garde à ne pas faire dégringoler des pierres sur les nombreux randonneurs (au mois d’août) en dessous. Pour rejoindre le pic des Oulettes, suivre brièvement la crête jusqu’à ce qu’elle se redresse puis je longe les pentes vers la gauche en repérant un cairn qui me fait de l’oeil. Je remonte ensuite un couloir sur la droite avant de le quitter sur ma gauche lorsqu’il devient plus raide pour suivre des pentes herbeuses raides jusqu’au sommet. Du vrai terrain à isards !

La mer de nuages est sacrément remontée puisqu’à cet instant le refuge n’est même plus visible ! Certains séracs du glacier des Oulettes sont en équilibre précaire. Avec attention, je redescends au col des Mulets puis au refuge. Au regard de la suite de la descente, il est certain que je ne descendrai plus par le chemin des Oulettes durant les vacances d’été. Beaucoup trop de monde jusqu’au lac de Gaube puis que dire ensuite du chemin pour revenir au Pont d’Espagne. Cauretets était gavé de monde ce week-end.