Comme le pic de Font Blanca, le pic de Tristagne est facilement accessible depuis l’Andorre. Par contre, depuis la France, c’est un très long itinéraire. Agrémenté du pic de l’Albeille et du pic des Fangasses, on obtient une longue journée durant laquelle la chaleur était accablante.

Date : 2021/07/21
Distance totale : 25 km
Dénivelé positif : 2300 m
Temps de montée : 3h pour Tristagne et 4h45 au total jusqu’au pic des Fangasses
Temps de descente : 2h30
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : crête un peu escarpée pour le Tristagne et découpée pour l’Albeille.

Accès voiture

Accès voiture : centrale électrique de Pradière. Au niveau de l'usine Montcalm, prendre la direction d'Artiès. La centrale est au terminus de la route. Vaste parking.

Tracé GPS

À venir

 

Avec les énormes pluies de la veille, la route de la centrale de Pradières est pleine de graviers. Chemin classique jusqu’à l’étang d’Izourt encore calme et à l’ombre. Après l’étang, chouette, d’énormes myrtilles fraîches et bien juteuses donnent un peu d’énergie pour enchaîner les lacets jusqu’à l’orri de la Caudière (1931 m). Du barrage d’Izourt, je pensais vraiment que l’itinéraire continuait dans la combe vers le S. En fait, il part vers le SO. Bien tracé, il est brièvement à flanc de paroi durant trois ou quatre lacets. Un grand cairn marque la fin de cette longue montée après laquelle je découvre les petits étangs Fourcat. Le refuge est bien visible, joliment situé sur un promontoire. Le grand étang Fourcat est d’une couleur particulière et somptueuse, très légèrement turquoise, et forme un beau cirque entouré de grands sommets. Le pic de Tristagne est omniprésent et immanquable. Le chemin longe l’étang rive gauche (donc par la droite en montant). Il s’agit de rejoindre le collet à l’O du sommet. L’herbe disparaît peu à peu et laisse place à une pente d’éboulis bien marquée. Un balisage est aussi présent. En bref, pas de difficulté pour monter au col où se dévoilent les estanys de Tristaina, wouah…. et la station d’Ordino-Arcalis, bof…

J’ai pris soin de gérer mon eau car je vais rester un moment sur les crêtes. Il y a pas mal de monde sur la crête O du pic de Tristagne. Il faut mettre un peu les mains, mais c’est facile et quelques points de balisage indiquent l’itinéraire le plus facile. Magnifique panorama même si un peu voilé durant cette matinée. Le pic de Font Blanca a fière allure tout comme le pic de l’Aspre qui est plus impressionnant que vu depuis l’itinéraire qui y mène par les étangs de Petsiguer. Contrairement aux sommets visités lors des sorties précédentes, il y a du monde sur la cime ! Je découvre avec surprise la distance séparant le port Nouveau et les étangs de la Goueille puis de Petsiguer : c’est bien plus éloigné que ce que je pensais ! La descente au port de l’Albeillé (2601 m) est raide par endroit mais demeure aisée et bien cairnée. C’est tout de suite beaucoup plus calme et la suite va aller dans ce sens…

Pour monter au pic de l’Albeillé, j’emprunte d’abord la pente herbeuse très légèrement à droite du fil que je rejoins ensuite. Le rocher est bon. Un peu plus loin, je remarque ensuite une cheminée bien marquée que j’atteins et remonte facilement jusqu’à la pointe 2765. Après une taillante facile, il ne faut pas ranger les mains dans les poches puisqu’un dernier long passage escarpé sur le fil (II/II+) amène sur la crête sommitale. Le pic de l’Albeillé est tout au bout à l’E. Deux corbeaux m’y accueillent poliment. Difficile d’oublier la route, les quelques parkings et la circulation bruyante en contrebas. La descente au Port Nouveau (2510 m) est raide par endroit. Elle s’effondre à l’approche du col qui est défendu par un petit mur rocheux qu’il faut désescalader. Je reste au niveau du fil de la crête et ce n’est pas trop difficile (II/III ?).

En dépit du long retour qui m’attend, je fais l’aller-retour facile au pic des Fangasses. C’est raide et les cuisses commencent à de plaindre. Du port, ne pas rejoindre les étangs de l’Albeille mais descendre sur un plateau au fond du vallon pour remonter à un collet bien visible de loin, qui permet de déboucher à l’étang de la Goueille. C’est résumé en une phrase mais ce n’est pas tout près. C’est un début de « descente » qui ne descend pas vraiment. Sous l’étang de la Goueille, je renonce à un Coca au refuge et à la bifurcation, je prends donc la direction des étangs de Petsiguer (2305 m). La descente est longuette surtout que je n’ai plus d’eau. Au barrage d’Izourt, une vache attaque gentiment une famille, ce qui est drôle, mais la source ne coule pas, ce qui est nettement moins drôle. Heureusement, le parking n’est pas si loin. Bon à savoir : au hameau de Pradières, il y a un petit cabanon avec des WC et de l’eau potable.