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Un peu de vent, quelques flocons, un cheminement délicat fait de raides pentes de gispet partiellement enneigées nous auront fait renoncer au col quelques mètres sous la dent de Mède. Sniff, une prochaine fois ! Plus tôt, visite du pic de Séron puis du pic de Gérac dans une belle ambiance.

Date: 24/05/2014
Distance totale : 7 km
Dénivelé positif : 1000 m
Temps de montée : 5h jusqu’au pied de la dent de Mède.
Temps de descente : 2h15
Conditions et commentaires : nuageux voire neigeux.
Difficultés : couloirs, crêtes aériennes

Accès voiture

Accès voiture : cirque de Gérac. Au dessus de la station, prendre la direction du chalet du Beauregard puis continuer la piste jusqu'à son terminus. Elle est longue mais plutôt en bon état, prudence sur quelques passages pour les voitures basses.

Tracé GPS

Le tracé GPS est consultable ici : https://tracedetrail.com/fr/trace/trace/77853

- Tracé obtenu grâce à une montre GPS portée pendant la sortie mais susceptible d'avoir été corrigé a posteriori (bug, imprécision, arrêt involontaire, problème de batterie...).
- Les fonds de carte IGN (France) et Iberpix (Espagne et Andorre) sont disponibles en se connectant. Comment se connecter, sélectionner les fonds de carte et autres informations sur le module cartographique : Utiliser la cartographie
- Le dénivelé et la distance indiqués sur tracedetrail sont générés automatiquement en important la trace. Ces informations sont susceptibles de varier par rapport à celles présentes sur les récapitulatifs, qui ont été obtenues à l'aide d'un autre outil. Preuve en est que le dénivelé et la distance sont toujours à considérer à titre indicatif.

 

Du parking, le ciel se teint et colore magnifiquement le massif de Certascan. En dépit de ce beau lever de soleil, c’est une journée plutôt grise qui s’annonce.

Nous souhaitons monter par la face Nord-ouest du pic de Séron. C’est la voie la plus directe pour atteindre le sommet et elle est régulièrement parcourue. Au lieu d’aller au col de Cerda, nous suivons une sente avant de rencontrer rapidement les premiers névés. Rapidement, nous repérons un petit couloir qui semble aboutir juste sous le sommet du pic de Séron. Nous n’hésitons pas longtemps avant d’en rejoindre le pied. Sur une neige inconsistante, nous venons buter en haut du couloir sur une goulotte glacée que nous ne pouvons franchir au vu de notre équipement. Au jugé, nous escaladons de gros blocs sur notre gauche et sortons à quelques dizaines de mètres du sommet. Comme pressenti, la météo est incertaine et les conditions aux abords de la dent de Mède semblent délicates.

Voulant prolonger notre expérience sur le rocher, nous décidons de rejoindre le pic de Gérac (2362 m) par la crête. Ce n’est pas difficile mais parfois très aérien et exposé. Après un certain temps, nous la quittons et restons à flanc du côté du cirque de Gérac avant de retourner sur le fil jusqu’au sommet. Puis, nous poursuivons temporairement sur la crête toujours aérienne avant de la quitter et de descendre en ramasse vers l’étang d’Aubé.

Nous contournons l’étang et réfléchissons une voie d’accès vers le collet à gauche de la dent de Mède. Conclusion : tout droit ! Le terrain n’est pas facile et s’apparente à un mixte ariégeois amélioré : rocher + rhododendrons avec la neige en bonus. Nous faisons une petite longueur sur un passage exposé avant de déboucher au collet. Nous n’avons jamais été aussi proches de cette dent si convoitée. Mais, après une dizaine de mètres sur la crête, alors que quelques flocons virevoltent autour de nous, il faut avouer que les conditions ne sont pas bonnes : une fine pellicule de neige recouvre les très raides pentes de gispet que nous devons emprunter. De plus, un passage juste après le col semble impressionnant (même pas repéré durant l’été 2015, comme quoi, les conditions influent beaucoup sur l’état psychologique) et finit de nous convaincre de faire demi-tour.

Retour sur nos pas jusqu’au collet, puis nous poursuivons un très court instant sur la crête en direction du pic de Mont-Rouge afin de basculer sur les pentes neigeuses descendant vers le ruisseau du Fouillet. Nous passons un raide goulet puis obliquons en direction de l’étang d’Aubé à partir duquel il est réjouissant de pouvoir alterner entre névés et chemin balisé.