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Même si mon objectivité est peut-être faussée par mon affinité pour le Couserans, boucle merveilleuse et variée à cheval entre France et Espagne réalisée dans des conditions idéales grâce aux nombreux névés recouvrant les chaos.

Date : 08/06/2019
Distance totale : 26 km
Dénivelé positif : 2700 m
Temps de montée : 5h pour le pic de Flamisella
Temps de descente : 2h15
Conditions et commentaires : beau mais assez frais à cause du vent.
Difficultés : descente de l’aiguille de Guerossos délicate suivant l’itinéraire choisi. Quelques pas de II à la descente du Certascan N.

Accès voiture

Accès voiture : Parking de la Peyre (départ du Cirque de Cagateille)

Tracé GPS

A venir !

L’herbe est chargée de rosée : à peine deux minutes et les pieds sont déjà trempés. Au moins ça, c’est fait. Montée habituelle à proximité de l’étang de la Hillette (1797 m) avec le fameux mur dans les bois idéal pour entrer en surchauffe. A la sortie de la forêt, nous passons la petite mer de nuages qui s’étend jusqu’en plaine. Toujours aussi photogénique, l’étang de la Hillette est un parfait miroir. Nous poursuivons vers le port de Couillac (2416 m) par le GR Transfrontalier recouvert de névés sur les 250 derniers mètres de dénivelé. La vue s’ouvre vers le massif de l’Estats encore bien enneigé. Le vallon espagnol a également très bien conservé la neige et nous basculons allègrement sur ses pentes lisses vers l’estany de Colatx (2217 m) encore gelé puis jusqu’à l’estany de Seno (2140 m environ). Belle vue avec le lac partiellement dégelé et les sommets en arrière-plan. Nous délogeons quelques isards puis atteignons ensuite l’estany de Romedo de Dalt (2120 m) que nous contournons aussi sur la droite avant de partir vers l’E au milieu du lac. Une sente cairnée dans une combe/couloir évident mène au col de Llurri où le refuge apparaît au loin. Pour éviter de perdre trop d’altitude, nous laissons le chemin qui descend pour partir à flanc sur une vague trace passant au-dessus de barres. On rejoint ensuite le chemin du refuge de Certascan (2240 m) qui passe par estany de Punturri.

Le refuge est ouvert depuis une semaine. Nous n’avons pas d’argent pour manger un bout mais le gardien nous offre une part de gâteau. Super sympa ! Muchas gracias amigo ! Le lac de Certascan est encore gelé ; c’est d’ailleurs le plus grand lac naturel des Pyrénées. Nous suivons l’itinéraire du col de Certascan et trouvons des névés dès le contournement du lac. Au lieu de continuer vers le col, nous partons vers le S sur des pentes douces pour monter entre le pic de Serra Plana et le pic de Guerossos. Ce dernier s’atteint ensuite facilement sur des pentes qui ressemblent au versant espagnol de la Mail de Bulard. La descente du sommet est facile mais en mauvais rocher puis il faut mettre un peu les mains pour remonter à l’aiguille de Guerossos (2681 m). La descente de l’aiguille est facile au début, se déroulant plutôt versant O, plus amical. Un ressaut plus raide défend l’accès au col et impose une désescalade en rocher correct (II ou III ?). Une fois au col, nous remarquons qu’il aurait été sans doute plus simple de passer versant E pour la fin de la descente.

Ca fait déjà un moment que nous marchons et la montée de 300 mètres au pic de Flamisella (ou Certascan S) est assez éprouvante. La crête oscille sans histoire jusqu’au pic de Certascan N où nous étions déjà passés pendant notre périple sur la crête frontière. Nous hésitons à aller au pic de Montabone et notre technique habituelle du tirage au sort nous aide à choisir : ce sera pour une prochaine fois ! Pour descendre et retrouver le vallon du Montabone, au lieu de descendre au col de Montabone, nous suivons la crête E du pic de Certascan (un peu découpée mais peu aérienne, rocher excellent et ludique) jusqu’à pouvoir retrouver la neige que nous dévalons jusqu’à l’étang de Montabone (2387 m) puis jusqu’aux laquets (2152 m). Alet ou la Hillette ? Un nouveau tirage au sort nous amène vers l’étang d’Alet : un peu de hors-sentier pour rejoindre le chemin où nous croisons quelques randonneurs. Après l’étang, ne reste plus que la longue descente jusqu’au parking pour clore cette sauvage virée.