Encore une journée à jouer avec les nuages au milieu des lacs et blocs granitiques de l’extrémité est du massif de la Maladeta pour aller visiter la tuca de la Feixa de la Vall, sommet perdu entre la tuca Feixan et le tuc de Molières.

Date : 2022/09/05
Distance totale : 14 km
Dénivelé positif : 1300 m
Temps de montée : 2h
Temps de descente : 1h40
Conditions et commentaires : plutôt beau mais sommets accrochés, se découvrant très lentement.
Difficultés : hors-sentier après le refuge de Molières et quelques pentes raides autour du sommet.

Accès voiture

Accès voiture : sortie sud du tunnel de Vielha.

Tracé GPS

Le tracé GPS est consultable ici : https://tracedetrail.fr/fr/trace/trace/194831

- Tracé obtenu grâce à une montre GPS portée pendant la sortie mais susceptible d'avoir été corrigé a posteriori (bug, imprécision, arrêt involontaire, problème de batterie...).
- Les fonds de carte IGN (France) et Iberpix (Espagne et Andorre) sont disponibles en se connectant. Comment se connecter, sélectionner les fonds de carte et autres informations sur le module cartographique : Utiliser la cartographie
- Le dénivelé et la distance indiqués sur tracedetrail sont générés automatiquement en important la trace. Ces informations sont susceptibles de varier par rapport à celles présentes sur les récapitulatifs, qui ont été obtenues à l'aide d'un autre outil. Preuve en est que le dénivelé et la distance sont toujours à considérer à titre indicatif.

 

Cette sortie, c’est l’occasion de me souvenir de ma visite au tuc de Molières : une longue sortie la veille et un réveil très matinal pour voir Valentin s’élancer sur la course du Luchon Aneto Trail avaient presque eu raison de moi. J’étais parti au tuc de Molières pour espérer le voir au sommet mais il passera finalement bien plus tard. Malgré la sieste dans la voiture et l’alarme que je ne cessais de repousser, je me remémore le très gros coup de fatigue après le refuge de Molières. Il est rare que j’ai pensé à faire demi-tour à cause de difficultés physiques mais cette fois-ci, je n’en étais pas loin. Sept ans après, le chemin jusqu’au refuge me revient parfaitement en tête au fur et à mesure de la montée. Comme la veille, les nuages accrochent les sommets et je prie pour que la vue soit dégagée plus haut. Après avoir croisé trois personnes en train de descendre, j’entame la dernière montée jusqu’au premier lac. Dans ces pentes, un immense troupeau de plusieurs centaines de brebis s’étale un peu partout. C’est une armée impressionnante dont les bêlements rythment la fin de cette première partie d »itinéraire.

J’avais repéré le sommet sur la carte mais c’est avec à l’esprit le récent récit de Philippe Quéinnec que je pars vers le sommet. Au déversoir du premier étang, je pars vers le S le long d’une grande dalle. Dès le début de la montée, je suis dans le brouillard épais et il va falloir que je sois habile voire chanceux pour aller dans la bonne direction. Le terrain n’est pas si désagréable alternant dalles et passages herbeux. Lorsque je devine venir buter sur un important ressaut, j’oblique davantage sur la droite tout en essayant de continuer à monter. Vers 2700 m, je croise un cairn, puis un deuxième et décide donc de monter tout droit. Après avoir aperçu encore quelques cairns isolés, mon altimère sur la montre (auquel j’accorde une confiance très mesurée) m’indique que la brèche n’est pas loin. Le vent glacial fait son apparition et je parviens enfin à la large brèche. Le ciel est dégagé de l’autre côté et on voit parfaitement le secteur de Vallibierna. La manière dont les nuages viennent se fracasser contre le versant N est vraiment étonnante et magique. Pour rejoindre le sommet, il faut traverser les pentes herbeuses raides du versant S (cairns) pour aboutir sous le sommet que je rejoins via un court couloir herbeux. Le brouillard ayant limité les divertissements durant l’ascension, je suis monté assez rapidement. La vue est dégagée vers le S, le secteur de Vallibierna et l’Aneto. Au programme de cette journée, uniquement ce sommet mais j’avoue que s’il avait fait grand beau, je serai aller voir de plus près la crête jusqu’à la tuca Feixan.

Or, dans ces conditions, je n’hésite pas une seconde. Si j’avais eu des gants, je les aurais enfilé volontiers. Je retourne à la brèche par le même itinéraire et constate que le brouillard du versant N est en train de se clairsemer. Histoire de rallonger un peu la journée, je descends en boucle par le lac supérieur. Pour cela, je descends d’abord tout droit (cairns) puis en diagonale dans un pierrier puis sur un terrain plus herbeux. Étant un peu, je crains d’être dans une impasse au-dessus des barres rocheuses. Finalement, un passage me permet d’arriver au déversoir du lac supérieur. Je suis donc passé probablement plus bas que href= »http://philrando.free.fr/Maladeta.html#20220828″ target= »_blank »>ce cheminement. Tandis que les brebis sont remontées à proximité des lacs, je croise pas mal de monde juste avant et juste après le refuge de Molières qui s’en vont probablement vers le 3000 du coin. Maintenant que les nuages se font plus rares, la suite de la descente me permet aussi d’analyser l’ensemble du versant N entre la tozal de Fontana de Vielha et la tuca Feixan afin de voir si ces sommets sont accessibles par ce versant lorsqu’il est déneigé. Conclusion : agréable je l’ignore mais possible sans doute !