Le pic de Sarrouyes est un grand classique à ski du Louron avec une belle face E abordable et continue. Cependant, les conditions durant cette première visite ne furent pas idéales : pas de regel associé à vent de sud porteur de sable saharien.

Date : 2021/03/03
Distance totale : 13 km
Dénivelé positif : 1250 m
Temps de montée : 2h30
Temps de descente : 45 min
Conditions et commentaires : très voilé avec sable en suspension dans l’air, quasiment aucun regel.
Difficultés : dernière face se redressant au fur et à mesure à envisager avec prudence selon les conditions.

Accès voiture

Accès voiture : du col d'Azet, prendre la piste au sud sur 300 mètres jusqu'au bâtiment technique.

Tracé GPS

À venir

 

Comme pour le pic d’Estos, départ au bout de la courte piste à côté du hangar de maintenance pour la station de Val-Louron. La neige (terreuse) est toute proche. Après quelques conversions, je me retourne et réalise l’épaisseur du voile de sable amené par le vent de sud : pourtant proche, le massif de l’Arbizon est à peine visible. Puis un coup d’oeil sur mes skis, souillés par un peu de boue, de sable et d’herbe. Un beau début ! Au point 2080 m, je quitte brièvement les skis pour basculer dans le vallon de Sarrouyes. Avant le lac de Sarrouyes, il faut quitter l’itinéraire du pic d’Estos pour rejoindre les pentes E du pic de Sarrouyes qui est encore 500 mètres plus haut. La qualité de la neige est franchement médiocre : quasiment aucun regel et elle donne même l’impression d’être croutée. Plus haut, quelques zones plus dures m’obligent à mettre les couteaux par précaution. 150 mètres sous le sommet, la pente se redresse temporairement et je préfère chausser les crampons pour terminer. Malheureusement, la neige redevient pourrie et je brasse un peu jusqu’au collet situé juste sous le sommet. Une cheminée facile de 20 mètres dépose au sommet où la visibilité n’est limitée qu’aux pics d’Estos, de Parraouis et de Lustou. Je devine à peine les massifs de l’Arbizon et du Hourgade, pour le panorama il faudra donc repasser !

Le début de la descente n’est pas si catastrophique que ce que je craignais. Plus bas, dans le dernier tiers de la face, la neige se fait bien plus piégeuse : parfois très lourde, parfois croûtée. Néanmoins, dans ces conditions, je me rappelle toujours les paroles du gardien du refuge Wallon qui, en m’entendant rouspéter sur le retour au pont d’Espagne, m’avait signalé que c’était toujours mieux que le périph’ ! Pas faux ! Retour sans histoire au parking.