Visite des sommets en face de la Punta Alta en passant par le redoutable barranco de Comalesbienes. Pins, granit, lacs, une bonne dose estivale d’Encantats.

Date : 2020/07/25
Distance totale : 19 km
Dénivelé positif : 1950 m
Temps de montée : 2h20 pour le pic de Comaltes. 4h30 au total pour le pic de la Pala Alta de Sarradé.
Temps de descente : 2h15
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : hors-sentier raide en terrain rocailleux décomposé.

Accès voiture

Accès voiture : l'objectif initial était le barrage de Cavallers mais attention, les 4 derniers km sont fermés lorsque le parking est saturé, ce qui doit être assez fréquent en saison estivale en arrivant trop tard. Nous avons donc commencé de Caldes de Boi.

Tracé GPS

À venir

 

Petite surprise en arrivant à Caldes de Boi. Nous nous apprêtons à nous engager sur les 4 derniers kilomètres jusqu’au barrage de Cavallers quand une garde arrive et met une barrière. Le parking est plein, il faudra partir d’ici. J’étais dans le Couserans la veille, je me faisais une joie de partir le plus haut possible. Bon, ça ne rajoute pas beaucoup de dénivelé et seulement 3 kilomètres si l’on suit le sentier rive gauche au lieu de la route. Passé l’ancienne piste, nous prenons pied dans le barranco de Comalesbienes. Je l’ai qualifié de redoutable en introduction non pas parce qu’il est difficile, mais pour un sentier, c’est très raide et pas toujours en bon terrain. A chaque fois que nous croisons des gens, c’est qu’ils sont en train de faire une pause.

Avant les estanys de Comalesbienes, nous nous séparons avec Lucille. En chasse aux 3000, elle file vers la Punta Alta tandis que je m’en vais vers le pic de Comaltes. Je lui indique mon itinéraire puis nous nous donnons rendez-vous au col sous le pic de la Pala Gespadera. D’ici, le pic de Comaltes semble bicéphal avec une grande pente de pierrailles entre les deux sommets. Je fais une grande traversée jusqu’au pied de cette pente qui se rapproche très vite. Je remonte dans la partie de droite en visant les rares zones herbeuses le long du couloir puis remonte au mieux pour parvenir sans encombre au col et rejoindre le sommet qui est à gauche (à l’E). J’étudie la crête menant à la bony d’Aigüissi : elle semble plutôt découpée sur le fil mais les pentes herbeuses au S paraissent abordables. J’hésite puis me souviens avoir indiqué scrupuleusement mon itinéraire à Lucille et repars donc par le même itinéraire ce qui m’évitera également de l’attendre trop longtemps.

De retour sous le pic de Comaltes, je vise la base du contrefort N du pic de la Pala Gespadera. Le terrain n’est pas désagréable avec pas mal de zones herbeuses et un joli lac anonyme aux allures de piscine à débordement avec vue sur le pic de Comaloforno. J’enroule ce contrefort et surplombe désormais le premier étang de Comalesbienes. Pendant la montée au col où les blocs rocheux ont gagné la partie, j’observe Lucille qui descend à bon rythme et ne va pas tarder à arriver à l’étang. Nous nous retrouvons au sommet du pic de la Pala Gespadera et faisons l’aller-retour découpé mais facile à la bony d’Aigüissi nécessitant tout de même de sortir les mains des poches. D’ici, les sommets du sud des Encantats laissent une impression d’isolement et le pic de la Pala Alta de Sarradé semble plutôt inamical. Ca tombe bien, c’est le prochain au programme et nous suivons ce topo. Rejoindre le sommet n’est foncièrement pas difficile mais demande un peu d’attention dans du terrain à isards varié d’autant plus quand la fatigue se fait sentir : la descente de la brèche vers le versant S est raide et en mauvais terrain. Puis, en face, les couloirs sont peu confortables et décomposés également puis laissent place à des pentes toujours abruptes qui ne s’adoucissent qu’à l’approche du sommet. Belle vue plongeante sur les estanys de Comalesbienes.

Pour descendre partiellement en boucle, nous rejoignons l’antécime par une crête un peu découpée puis passons juste au-dessus de l’ibon Chelat (2739 m). Le terrain est ensuite plus agréable jusqu’aux estanys de Comalesbienes. L’itinéraire ondule un peu mais ce n’est que le calme avant la tempête puisque déjà connu, il plonge ensuite sans sourciller vers le barrage de Cavallers. La dernière partie dans le coeur du barranco est exaspérante à cause des petits cailloutis qui n’invitent qu’à la glissade. Le retour à Caldes de Boi ne permet que de mieux apprécier une vasque ravissante qui s’offre à la baignade.