Le passage du tunnel de Bielsa apporte soudainement un souffle de dépaysement, encore accentué lorsqu’on pénètre dans la vallée rectiligne de Bielsa, dominée de part et d’autre par d’imposantes murailles.

Date : 2021/10/13
Distance totale : 15 km
Dénivelé positif : 1600 m
Temps de montée : 2h30
Temps de descente : 1h15
Conditions et commentaires : beau, un peu vent frais.
Difficultés : sentier escarpé, court mur en III.

Accès voiture

Accès voiture : fond de la vallée de Pineta.

Tracé GPS

À venir

 

Je ne cesse de m’émerveiller devant la complexité de ses parois et l’élégance du Mont Perdu. La claire lumière automnale et les quelques arbres à la couleur dorée complètent joliment le tableau. Rive droite du torrent, le parking est payant (3 euros). Un bonhomme donne un ticket à l’entrée. Il était congelé. Au regard de la faible affluence, pas certain que ce soit rentable. Nous suivons le GR11 qui monte sans finasser jusqu’au refuge de la Larri. Nous le quittons pour rejoindre le fond du vallon au nord. Un sentier bien cairné remonte ce mur sur 500 mètres de dénivelé ; c’est le petit frère de la montée au col d’Anisclo de l’autre côté. Il est un peu vertigineux dans sa partie centrale mais sans ambiguïté et facile à suivre. Au nord, durant la montée, une étonnante tête d’animal (pieuvre, mammouth ?) se dessine dans une paroi avant la pointe de Forcarral.

Lorsque la pente est moins prononcée, atteindre les lacs de la Munia demande encore quelques efforts. Dans ce joli vallon suspendu (barranco de la Larri), la pène Blanque de Troumouse aimante le regard. Cette paroi calcaire contraste avec les sommets voisins. Le chemin est bien marqué et mène facilement aux abords des superbes lacs de la Munia lovés entre les falaises austères de la Munia et de la Robinera. Nous sommes repassés à l’ombre et le vent est glacial. Dans la pierraille, nous rejoignons la crête N de la punta de las Puertas. Rapidement, un court mur en III (bon rocher) fait obstacle. Mieux vaut ne pas partir trop à gauche pour limiter l’exposition. Heureusement qu’il est court car j’ai les mains gelés et c’est avec plaisir que nous retrouvons le soleil pour la suite de la crête. Passage à la punta de las Puertas puis au pico del Chinipro, tout proche. Vue sublime sur le massif du Mont Perdu. Le Vignemale est visible aussi, tout comme Cotiella, Suelza, Posets ou encore Schrader. Le sommet est étonnant avec un mélange de rochers colorés.

Pour la descente, nous suivons la crête SO. D’abord rocheuse, elle devient ensuite agréable et herbeuse. Plus bas, le refuge de la Estiva apparaît. Nous descendons à vue dans sa direction et bifurquons pour rejoindre le GR11. Lorsque ce dernier plonge vers le refuge de la Larri, nous croisons une harde d’isards, bien peu peureux. Certains se laissent approcher à une dizaine de mètres en continuant à brouter tranquillement. Même si le coin est fréquenté, c’est étonnant !