Une fois passé le refuge Russel, entrée dans un royaume minéral et sauvage pour visiter les sommets qui bordent le vallon de Hount Hérède. Belles vues mais limitées par le plafond bas.

Date : 2021/06/26
Distance totale : 20 km
Dénivelé positif : 1900 m
Temps de montée : 2h20 pour le pic Inférieur de Culaus. 4h au total jusqu’à la pointe de Cestrède
Temps de descente : 2h15
Conditions et commentaires : nuageux avec impression de beau temps.
Difficultés : de tout : blocs, crête aérienne, descente délicate sous le pic de Culaus.

Accès voiture

Accès voiture : Hostellerie de la Fruitière. Prendre la direction du Pont d'Espagne au dessus de Cauterets puis emprunter une petite route sur la gauche en direction de la Fruitière (panneau)

Tracé GPS

À venir

 

Après une nuit tranquille à la Fruitière, départ pour le refuge Russel et son bon chemin. Les premiers sommets convoités sont bien visibles depuis le départ. Les nuages sont déjà bien présents alors que les prévisions étaient plus optimistes, obligeant d’ores et déjà à réfléchir à un plan B. Peu après le refuge Russel, quitter le sentier pour s’engager dans le vallon évident dominé par le pic Inférieur de Culaus. Il y a quelques cairns ici et là mais ça passe partout. Nous essayons de profiter de quelques bandes herbeuses au milieu de cet océan de blocs qui pourrait faire penser à celui au pied du pic de Xemeneies dans les Encantats. Nous longeons la crête puis louvoyons dans la face facile du sommet pour l’atteindre sous de fortes rafales.

Pour rejoindre le pic de Culaus, la crête devient d’abord découpée (II) avec quelques passages aériens sur du bon rocher. Les difficultés cessent au niveau d’une pointe intermédiaire bien définie. Nous remontons alors facilement au pic de Culaus. Malheureusement, la vue est limitée au massif. Le Vignemale, tout proche, est dans les nuages qui bougent rapidement à cause du vent. Le périple pourrait s’arrêter là en descendant par la voie normale qui part plein N. Toutefois, nous tentons notre chance pour descendre jusqu’au passage de Kent (2727 m). Pour cela, nous descendons facilement jusqu’à l’endroit où la crête s’effondre avec deux ou trois aiguilles successives. Versant O (Hount Hérède) à proximité du fil, avec attention, nous désescaladons successivement quelques terrasses (II max.) jusqu’à une cheminée bien marquée, jugée trop raide sur la fin. Pour continuer à descendre, rejoindre le fil par une courte traversée impressionnante mais facile grâce à une grosse fissure pour les pieds et de petites prises de main. Le passage de Kent est tout proche et le plus dur est fait. Il faut franchir un dernier ressaut plus facile et qui passe partout. Versant E, l’accès au passage de Kent est facile tandis que versant O, c’est un sinistre couloir.

La jonction avec le pic de Cestrède est facile mais longuette : il faut poser un peu les mains au début sur le fil de la crête que nous suivons ensuite au mieux dans les blocs jusqu’au sommet. Après avoir discuté quelques minutes avec un groupe qui nous suivait sous le refuge Russel, nous faisons l’aller-retour à la pointe de Cestrède, trait d’union géologique du massif : du granit au schiste. Avec cette météo, les sommets du massif semblent vraiment austères : la crête sud délitée du pic de Chanchou, la pointe sévère du pic du Lac Noir, le soum de Hount Hérède, le malh Arrouy ne paraissent vraiment pas accueillants.

La descente est longue. Il faut d’abord rejoindre le col de Culaus (2565 m) par la crête débonnaire et facile où j’observe à nouveau longuement la crête délitée du pic de Chanchou. Nous plongeons ensuite dans le vallon de Culaus où le bon sentier laisse place à un vaste chaos de blocs. Plus bas, l’itinéraire s’en déporte et profite de zones végétales où le cheminement est plus doux. Nous passons ensuite devant la bifurcation pour l’Ardiden et rencontrons un duo sympathique de randonneurs. Retour classique au parking où il y a beaucoup de monde, comme d’habitude. La météo s’est maintenue mais virera rapidement à l’orage en fin d’après-midi.

 


 

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