Avec cette douceur exceptionnelle (16 degrés au parking au retour), incursion en face ouest pour tenter de trouver un peu d’ombre et de portance sur l’un des nombreux itinéraires du secteur du Tourmalet.

Date : 2024/01/25
Distance totale : 13,5 km
Dénivelé positif : 1200 m
Temps de montée : 3h
Temps de descente : 20 min
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : couloir à 45/45°.

Pour rebondir sur mon introduction, il est vrai que les stations de la Mongie et de la Barèges sont un véritable réservoir de sorties à ski de randonnée pour tous les goûts et toutes les difficultés. Limité par le temps d’une part et par les conditions météorologiques d’une autre, j’opte donc pour le couloir en Z du pic du Tourmalet que j’avais en tête depuis quelques temps. Ce n’est pas très long et à l’ombre. Je pars tôt pour basculer côté Barèges avant que la station n’ouvre. Sans aller jusqu’au terminus du télésiège de Coume Lonque, je fais d’abord un petit détour en montant au N du col du Tourmalet avant de descendre jusqu’à Super Barèges où les premiers skieurs sont désormais présents. Repeautage pour rejoindre le vallon d’Oncet : la piste de Toue est fermée au regard de l’enneigement. Plus haut, la combe est également bien dégarni et ce n’est qu’une question de jours avant qu’il soit nécessaire de déchausser sur le haut, avant d’atteindre le vaste replat sous les jolies pentes de la Bonida.

À la sortie du couloir : Bonida, pic d’Oncet et pène Blanque

Virage à 90° pour quitter l’itinéraire du lac d’Oncet afin de se diriger vers le pied du couloir désormais bien visible. Après une courte descente, quelques conversions sur une neige à peine ressaisie me permettent de rejoindre la piste du pic du Midi de Bigorre à l’aplomb de l’objectif de la journée. Passage en mode crampons et remontée du couloir formant un Z avec quatre petits coudes successifs : gauche et droite à 40°, puis gauche à 45°, et enfin droite à 40° de nouveau pour les derniers mètres avant la sortie face au col du Tourmalet. Voici un topo plus détaillé. Les conditions ont rendu la montée fatigante, m’enfonçant parfois dans une neige sans consistance. Je bascule côté S pour longer la crête, abandonne directement la possibilité de descendre par le couloir S au vu de la soupe, et rejoins le sommet du pic du Tourmalet, moins célèbre néanmoins que le col. Descente par les pistes pour retrouver la voiture où mes clés étaient restées sagement dans la serrure durant toute la sortie.