Le pic du Cabaliros est un célèbre sommet des Hautes-Pyrénées, séparant les vallées de Cauterets de celle d’Estaing. À ski, c’est un itinéraire facile et idéal pour se remettre en jambes. Quelle vue là-haut !

Date : 2024/01/12
Distance totale : 18 km
Dénivelé positif : 1300 m
Temps de montée : 2h50
Temps de descente : 45 min
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : aucune.

Accès voiture

Accès voiture : piste des granges de Luncet au gré de l'envie ou de la praticabilité.

Tracé GPS

Le tracé GPS est consultable ici : https://tracedetrail.fr/fr/trace/trace/243969

- Tracé obtenu grâce à une montre GPS portée pendant la sortie mais susceptible d'avoir été corrigé a posteriori (bug, imprécision, arrêt involontaire, problème de batterie...).
- Les fonds de carte IGN (France) et Iberpix (Espagne et Andorre) sont disponibles en se connectant. Comment se connecter, sélectionner les fonds de carte et autres informations sur le module cartographique : Utiliser la cartographie
- Le dénivelé et la distance indiqués sur tracedetrail sont générés automatiquement en important la trace. Ces informations sont susceptibles de varier par rapport à celles présentes sur les récapitulatifs, qui ont été obtenues à l'aide d'un autre outil. Preuve en est que le dénivelé et la distance sont toujours à considérer à titre indicatif.

Après Sireix, la route est rapidement enneigée voire glacée. Je ne tente même pas d’aller jusqu’aux granges de Luncet, considérant que c’est déjà un miracle d’avoir atteint ce point au regard de mes pneumatiques. Je me gare donc plus bas avant le lacet précédant les granges que je rejoins en coupant par le chemin à peine enneigé. Je fais la même chose pour éviter la piste jusqu’à la cabane d’Artigue det Mi et poursuis longuement sur cette dernière au milieu des sapins blancs du bois de la Curadère. De temps à autre, le massif des Gabizos, majesteux dans sa robe hivernale, apparaît au détour d’une trouée. Non loin, le pic Cadier crève également l’écran. Je double un duo à la sortie de la forêt où le pic du Cabaliros apparaît au loin. Or, le soleil aveuglant qui émerge des crêtes ne permet pas d’apprécier la suite de l’itinéraire, ni de prendre des photos. À l’origine, j’avais prévu de descendre à la cabane de Banciole pour monter par la combe de Hourques mais l’aspect de la traversée peu enneigée après la cabane m’a découragé.

Sous le pic Araillé, je double un groupe de trois personnes que j’avais aperçu en quittant la piste. Nous constatons qu’aucune trace ne se dirige vers le pic du Cabaliros, les dernières montant jusqu’à la crête au-dessus de la cabane d’Aurios. Il faut s’employer pour faire la trace dans cette neige souvent profonde. Je dépasse la cabane d’Aurios après laquelle la dernière partie de l’itinéraire se dévoile. Une courte traversée permet de prendre pied dans un beau vallon vierge et confidentiel. Malgré les cuisses qui commencent à couiner, quel plaisir de déambuler et faire sa trace sur ces reliefs joueurs. Après avoir atteint le col évident sous le sommet, je laisse mes skis pour remonter les 50 dernières mètres qui sont plus raides. Avec cet air froid et sec, la lumière est exceptionnelle. Quel panorama ! On regretterait presque que le sommet ne soit pas plus aérien pour en profiter encore davantage. Des Gabizos au Moun Né, il y a une belle succession de sommets acérés à qui il est difficile de tourner le dos pour rejoindre les skis.

Longue crête jusqu’au Moun Né

Il y a de nombreuses traversées dans cette descente mais les belles pentes sont encore en neige froide. À l’inverse de la montée, je reste le plus haut possible sous le pic Araillé pour éviter la traversée d’un ruisseau un peu encaissé. Ainsi, je descends directement jusqu’au petit parc à bestiaux où la piste démarre. Ne reste plus qu’à se laisser glisser sur quelques kilomètres d’abord en admirant la vue avant de se réfugier à l’ombre des sapins. Au niveau des granges de Luncet, je déchausse pour épargner les semelles des petits cailloux de plus en plus nombreux. Un dernier effort pour dégager les roues de la voiture afin de m’extirper difficilement de mon lopin de neige et c’est la fin d’une belle journée de ski. Dix-huit kilomètres tout de même qui s’expliquent surtout par la longue piste.