Visite et tour de la peña Montañesa, célèbre sommet calcaire si charismatique depuis les alentours d’Aínsa offrant une vue immense sur les Pyrénées.
Date : 2025/11/09
Distance totale Distance et dénivelé indicatifs. Privilégier ces valeurs plutôt que celles indiquées le profil. : 24 km
Dénivelé positif : 1900 m
Temps de montée Pauses classiques incluses (photo, discussion, collation, manips à ski...) au contraire des longues interruptions (sommet, refuge, sieste...) : 3h20
Temps de descente : 1h40
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : couloir raide pour le retour.
Accès : Laspuña (petit parking dans le village)
Itinéraire Profil visible en cliquant en bas à gauche de la carte. Privilégier les valeurs ci-dessus plutôt que celles indiquées sur le profil. : GPX
Au mois de mai, en partant grimper à Albarracin dans le sud de l’Aragon, les parois calcaires de la peña Montañesa aimantent le regard lors de la descente vers Aínsa. Il était temps d’y faire un tour ! La peña Montañesa est le point culminant de la sierra Ferrera, longue échine calcaire qui s’étend de Laspuña à Campo. J’opte pour une version assez longue pour mieux appréhender le massif que je découvre. Évidemment, je me demande bien ce que pourrait donner la traversée intégrale de la sierra Ferrera… En attendant, si le village de Lafortunada me donne le cafard, celui de Laspuña est quant à lui très bien exposé au soleil aragonnais avec une jolie vue vers le mont Perdu. D’ailleurs, ce dernier a la particularité d’être visible au parking et depuis le sommet, mais à aucun autre moment durant l’itinéraire emprunté.
Au SE du village, des panneaux indiquent la direction de « La Collada » : suivre une piste pendant quelques hectomètres, la quitter pour un bon chemin (bifurcation discrète) qui monte dans les buis jusqu’aux abords de la tozal de los Pozos. Je retrouve une autre piste qu’il faut descendre (NB : en montant, elle mène à la Collada). Elle cesse ensuite pour laisser place à un beau chemin, majoritairement descendant, qui traverse l’ensemble du versant S de la peña Montañesa. J’ignore la montée fléchée par le Canal Mayor pour rejoindre Oncins puis le parking de la voie normale situé sur la route de l’ermitage de San Victorian.
La voie normale est d’abord assez monotone : buis, quelques grimpeurs sur les parois calcaires puis une longue montée vers le NO dans un grand entonnoir jonché de coussins de belle-mère (surnom de nombreuses plantes épineuses, mais comment s’appelle celle-ci ?). La bifurcation de la faja del Toro est indiquée par une inscription en rouge sur un rocher. Après 1800 m d’altitude, le paysage prend à nouveau de l’ampleur : le sommet se dévoile, les falaises et tourelles calcaires apparaissent sur la gauche et constituent un beau premier-plan avec les cimes enneigées au loin.
D’ici, il y a deux possibilités : par le bas, en empruntant un chemin qui traverse jusqu’à l’aplomb du sommet en passant juste à la sortie du Canal Mayor, ou par le haut en rejoignant le col entre la Tuca et la peña Montañesa. Ayant prévu de passer par ce col pour rentrer par le versant nord, je choisis le cheminement inférieur. Avec une quinzaine de kilomètres depuis le départ, j’ai la sensation de ne jamais arriver. Le panorama se dévoile soudainement : des hauts sommets tout juste saupoudrés aux différents monuments calcaires du nord de l’Aragon : punta Llerga, Castillo Mayor, Sestrales… En contrebas, la mystérieuse vallée de las Neiss, parée de ses couleurs d’automne, remonte jusqu’au collado Cullibert.
Je croise un espagnol que j’avais rencontré au sommet du pico de Llena Cantal, une des pyramides bien visibles depuis le refuge de Respomuso. Sacrée coïncidence ! Pour le retour, je m’en vais goûter à la fraîcheur du versant nord en rentrant par la Collada. Pour cela, suivre la sente à proximité de la crête SE. Puis, avant d’arriver au col, emprunter une pente raide d’éboulis où une trace fait progressivement son apparition. Belle ambiance sous les parois calcaires. Plus bas, le sentier oblique progressivement vers le nord avant une ultime traversée dans la forêt jusqu’à la Collada (1553 m). Difficile de tout faire mais ça donne envie de visiter toutes ces pistes à vélo. Pour terminer, prendre la direction de Ceresa (panneau) puis Laspuña (au flair), accessible par un système de chemins et de pistes. Malheureusement, entre la Collada et Ceresa, des travaux forestiers ont saccagé le chemin sur de nombreuses portions et la piste ressemble parfois davantage à un marécage.
À noter que malgré le dénivelé modeste depuis la Collada (700 m), l’accès à la peña Montañesa avec ce vaste pierrier se transformant en couloir d’éboulis doit en surprendre plus d’un(e). Le surlendemain, après une journée de télétravail à Aínsa, visite aux Sestrales depuis Bestué.


Massif magnifique et inépuisable.
La personne qui pourra t’en donner le plus de renseignements est le patron du bar-restaurant La Casa Ambrosio à Oncins.
Sa connaissance du massif est impressionnante, il y a grandit…
C’est aussi le lieu où sont déposé les topos originaux des voies grimpees dans les parois du coin, ne pas hésiter à les demander.
Il commence à etre âgé et bientôt il cédera la place. Il ne faut pas tarder.
Cordialement.
Bonjour,
Merci pour l’info, c’est très sympa. J’y passerai car cette traversée m’intéresse beaucoup et a l’avantage d’être idéal au printemps ou à l’automne.
Dans un topo espagnol, j’avais lu une fois : « si vous n’avez pas d’informations, demandez aux locaux et vous finirez toujours par trouver qqch ». La preuve, encore une fois.
Clément.
« surnom de nombreuses plantes épineuses, mais comment s’appelle celle-ci » : celles-ci sont nommées là-bas « erizon », belle moquette vue de loin mais tapis de fakir vu de près.
Côté VTT on remonte, depuis Laspna facilement le goudron et la piste jusqu’à « La Collada » puis descente et rebouclage par la vallée du Rio Garonna, si t’as le temps tu peux laisser ton biclou au refuge Ostacho et gravir la Pena Madrid en A/R.
Noter les nombreux ecorçages des troncs de pins sur la crête, le patron de la Casa Ambrosio t’en donnera la raison.
Cordialement