La Bonida, dont le nom ressemble à une discothèque désuète, est un des nombreux sommets aux multiples accès qui dominent la station de Barèges. Pour cette première visite, direction le couloir E.

Date : 2021/03/23
Distance totale : 16 km
Dénivelé positif : 1500 m
Temps de montée : 3h
Temps de descente : 1h45
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : couloir à 40° de moyenne.

Accès voiture

Accès voiture : se garer à la Mongie en haut de la station.

Tracé GPS

À venir.

 

Depuis la Mongie, tranquille montée en haut du télésiège du Tourmalet à proximité du col homonyme (2115 m). La descente en bas de ce même télésiège est en neige dure et trafollée, la rendant physique. Pour nous rendre au pied de la Bonida, nous partons en direction du lac d’Oncet (vers le nord). La partie la plus raide est facile car la neige est bien revenue. Je botte énormément et en tapant le ski pour faire tomber la neige, je casse un bâton… Maintenant que nous en sommes là, il va falloir faire sans. Nous nous rapprochons du couloir et montons jusqu’à la base du piton rocheux qui marque sa véritable entrée pour chausser les crampons. Le couloir se remonte facilement dans une neige molle et trè lourde sur le bas. Au regard de la qualité de la neige, j’exclue vite une descente par là, d’autant plus que je n’ai plus qu’un bâton. Sur le haut, le couloir s’est un peu purgé et la neige est plus dure. Après un court passage un peu plus raide (45/50°), nous débouchons au col et suivons facilement la crête jusqu’au sommet marqué par un petit cairn. Je pense qu’il doit être plus visité l’hiver que l’été ! Le vaisseau amiral du pic du Midi de Bigorre est à portée de mains. Le pic de Néouvielle est bien visible.

Pour descendre, nous suivons la crête facile jusqu’au col de la Bonida. Enfin, jusqu’à un premier collet surplombant ce dernier. En dérapant dans la partie raide au départ, Lucille déclenche une coulée de neige humide d’une dizaine de mètres de large qui prend des proportions inquiétantes surtout qu’un groupe est en train de monter. Finalement, la coulée finit par s’arrêter et nous poursuivons la descente par le même itinéraire de montée. Sous cette chaleur printanière et cette forte réverbération, la montée au col du Tourmalet donne l’impression d’être dans un four. Heureusement, la dernière descente jusqu’à la Mongie fait office de climatisation. À ce rythme, la fin de saison va être courte ! À suivre…