Parti sans vraiment de programme en tête hormis le souhait de commencer par le pic Baix del Cubil, ce fut finalement un très grand tour du cirque des Pessons en jouant au chat et à la souris avec les nuages de plus en plus envahissants au fil de la journée.

Date : 2020/09/22
Distance totale : 19 km
Dénivelé positif : 1900 m
Temps de montée : 5h30
Temps de descente : 30 min
Conditions et commentaires : agréable mais de plus en plus nuageux au fil des heures.
Difficultés : pentes raides et courtes portions en II.

Accès voiture

Accès voiture : station de Grau Roig. Rapide par tunnel. Plus long par le port d'Envalira mais moins cher.

Tracé GPS

À venir


 

Malheureusement, la principale découverte de la journée fut d’apprendre que mon appareil photo ne délivre pas de message d’erreur quand on photographie sans carte mémoire. J’ai donc pris des photos toute la journée comme si de rien n’était alors que la carte mémoire se prélassait tranquillement dans un tiroir. Dommage, car les lumières matinales étaient sublimes avec des nuages de toutes sortes et une brume flottant autour des lacs. Finalement, passé l’énervement en rentrant, les photos sont secondaires et le plus important sont les jolis souvenirs qui restent de la journée.

La montée au pic Baix del Cubil est évidente puisqu’on l’aperçoit depuis le parking. Elle ne fait pas rêver car se déroule au milieu des pistes de ski même s’il existe des options plus ou moins rapides. J’ai opté pour la directe : tout droit sur la piste de ski (aïe les mollets) puis toujours aussi avare en virages jusqu’en haut du télésiège. Ensuite, une bonne trace accompagnée de quelques cairns amène au sommet. Je poursuis jusqu’à un collet, point bas de la crête entre le Baix del Cubil et le Alt del Cubil. C’est facile, même si les rochers humides obligent à un peu de prudence. La crête devient ensuite difficile (AD-) et je n’ai pas prévu d’y aller seul. Je descends donc versant Pessons dans une pente raide de gispet puis traverse un terrain variée (blocs, gispet, rhodos…) en gagnant progressivement de l’altitude. Une fois le sommet dépassé, je m’élève dans la pente abrupte jusqu’à rejoindre la crête SO facile et rapide jusqu’au pic Alt del Cubil. Magnifique ambiance matinale dans le cirque des Pessons : une brume magique plane dans les pins et autour du chapelet de lacs.

La descente au col 2677 est évidente alors que la traversée en versant N jusqu’au col entre pic des Pessons et Alt del Griu est pénible en raison du terrain chaotique et de cette humidité tenace dans les zones encore ombragées. Le col est caractérisé par un magnifique gendarme, c’est un bon point de repère. Pour atteindre le pic Alt del Griu, quelques cairns amènent dans le versant S. Ensuite, il est inutile de remonter trop tôt mais préférable d’attendre d’être sous le sommet pour l’atteindre sans passer par la crête laborieuse. Même si la station est toujours présente, très beau panorama : mon préféré avec le pic de Montmalus visité plus tard dans la journée. De retour au col avec le monolithe, montée facile au pic des Pessons. Il est temps de faire une pause après 3 heures de marche. Pour l’instant, même si ça se couvre un peu, la météo est toujours satisfaisante, de bonne augure pour la suite. La suite de la crête jusqu’au pic de Gargantillar est facile et reposante puis ça se corse un peu dans la zone des pics de Ribus et de l’Aliga que le sentier évite en contrebas. En passant au plus facile, quelques pas de II seulement mais un peu de lecture est parfois nécessaire. La descente du pic de Ribus est assez raide tandis que celle de son voisin se déroule dans une cheminée en rocher médiocre. Après ce passage, les difficultés cessent et il est possible de contempler plus tranquillement les doux et sauvages versants S.

La jonction jusqu’au pic de Montmalus est assez longue. Le ciel alterne entre épisodes menaçants qui me font songer à descendre et moments ensoleillés qui atténuent mon inquiétude. Au col de Montmalus (2705 m), je me décide finalement à poursuivre pour faire le tour intégral du cirque des Pessons. La crête autour du pic de Serra Seca est un peu plus découpée qu’autour du Montmalus mais des cairns indiquent les passages de moindre résistance. Ne sachant pas exactement situer le sommet, je visite tous les pointements de cette crête. Le terrain devient ensuite débonnaire jusqu’au pic de la Menera où la nébulosité me masque la vue vers l’E et la limite vers le S. Il est vraiment temps de descendre. De toute façon, les jambes n’ont plus vraiment envie de continuer. Sous le sommet, un GR (rouge et blanc) agréable et bien marqué redescend dans le cirque des Pessons. Une ou deux pistes de ski plus tard et je suis de retour au parking. L’automne est là et ça s’active autour des installations de Grau Roig.

Vous l’aurez compris en début de compte-rendu, pas de photo pour cette sortie. Sniff… 🙁