Longue boucle pour aller visiter deux modestes sommets, tous les deux à l’ombre de 3000 plus fréquentés. Un beau chapelet de lacs avec une mention spéciale pour le magnifique lac de Clarabide.

Date : 2021/08/27
Distance totale : 25 km
Dénivelé positif : 2000 m
Temps de montée : 3h15 pour la Fourche. 4h30 au total pour la Pyramide.
Temps de descente : 2h15
Conditions et commentaires : beau, un peu voilé.
Difficultés : aucune pour la Fourche de Clarabide, passages un peu exposés en mauvais rocher pour la Pyramide de Pouchergues.

Accès voiture

Accès voiture : après Loudenvielle, continuer jusqu'à Pont de Prat (panneaux).

Tracé GPS

À venir

 

J’ai pas mal traîné du côté du refuge de la Soula, c’est un coin que j’aime bien, et la montée au refuge n’a donc plus trop de secrets ! Il ne faut pas trébucher sur le sentier des gorges de Clarabide, mais pour le reste, ça pourrait presque passer les yeux fermés. Après le ressaut derrière le refuge, la portion assez plate jusqu’à la bifurcation cabane de Prat Cazeneuve / lac de Pouchergues est longuette. Heureusement, quelques myrtilles sont les bienvenues avant le lac de Pouchergues (2102 m). Ce dernier est magnifique lorsque nous prenons un peu de hauteur et que nous nous retournons avec la longue crête du Schrader en arrière-plan. Bien cairnée, la montée au lac de Clarabide (2650 m) est rude : 500 mètres de dénivelé en bien peu de kilomètres. Hormis quelques clochettes de moutons bien cachés, c’est le calme absolu au lac, lové sous les austères parois des pics de Clarabide. Sur la droite, la fourche de Clarabide est bien visible et défendue par un grand champ d’éboulis. La courte crête sommitale est facile. Magnifique vue sur les Posets et sur la vallée d’Estos.

Prochain objectif : la Pyramide de Pouchergues. Retour au lac de Clarabide puis nous prenons la direction du col de Pouchergues avant de bifurquer dans le pierrier facile menant à la crête entre le sommet convoité et le pic Saint-Saud. Nous suivons le fil de la crête qui devient trop difficile pour descendre à la brèche. De retour sur nos pas, nous longeons versant S quelques mètres sous la crête pour découvrir une cheminée qui descend à la brèche. Elle est facile mais un peu exposée et en mauvais rocher. La remontée au sommet nécessite de poser un peu les mains. Pour rejoindre le col de Pouchergues, nous tentons de suivre la crête dont le début laissait un peu d’espoir. Toutefois, elle devient vite chaotique et nous décidons de revenir par le même itinéraire. La descente directe depuis la brèche est vraiment trop raide pour la descente et semble également très délicate à remonter. Une fois sur le pierrier du col de Pouchergues, nous perdons le moins d’altitude possible pour rejoindre le col. La descente dans le vallon ne nous a pas paru limpide et a nécessite un peu de flair pour louvoyer entre les petites barres. Avons-nous loupé des cairns ? Durant la descente, belle vue sur le pic Gourdon et sur les différents lacs. Mention spéciale au lac le plus proche du col avec sa magnifique couleur laiteuse turquoise. Le pic des Courtalets a également fière allure, plus que le pic Marcel Spont et ses voisins, pourtant plus hauts.
Plus bas, nous faisons la rencontre d’un montagnard qui nous devançait au col de Pouchergues. Au départ du Pont du Prat, il a enchaîné les pics de Clarabide ainsi que la crête du pic Jean Arlaud au pic Saint-Saud, une sacrée boucle ! Le chemin est ici plus fréquenté mais sans que ce soit gênant. Belle vue plongeante sur le lac des Isclots. Plus bas, l’arrivée au lac de Caillauas est trop déportée pour en saisir totalement l’ampleur. Il reste encore quelques kilomètres pour rejoindre le parking, sans s’être privés d’une collation au refuge.