En quête d’une course d’arête intéressante mais plutôt peu soutenue pour se refaire la main après les mois d’hiver, ce fut un bon choix ! Une journée à l’ombre des imposants Balaïtous et Palas.

Date : 2022/06/10
Distance totale : 14 km
Dénivelé positif : 1300 m
Temps de montée : 2h15 pour l’approche puis 3h sur l’arête
Temps de descente : 2h
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : crête découpée avec un début « teigneux » (AD-).

Accès voiture

Accès voiture : parking du Plan d'Aste. Après Arrens-Marsous, suivre le barrage du Tech et se garer à la fin de la route sur le vaste parking.

Tracé GPS

Le tracé GPS est consultable ici : https://tracedetrail.fr/fr/trace/trace/185611

- Tracé obtenu grâce à une montre GPS portée pendant la sortie mais susceptible d'avoir été corrigé a posteriori (bug, imprécision, arrêt involontaire, problème de batterie...).
- Les fonds de carte IGN (France) et Iberpix (Espagne et Andorre) sont disponibles en se connectant. Comment se connecter, sélectionner les fonds de carte et autres informations sur le module cartographique : Utiliser la cartographie
- Le dénivelé et la distance indiqués sur tracedetrail sont générés automatiquement en important la trace. Ces informations sont susceptibles de varier par rapport à celles présentes sur les récapitulatifs, qui ont été obtenues à l'aide d'un autre outil. Preuve en est que le dénivelé et la distance sont toujours à considérer à titre indicatif.

 

Après une sortie à vélo la veille dans le Val d’Azun avec Emeric, cette journée s’annonce sous les meilleures auspices : ciel bleu et absence de vent. Trois objectifs pour aujourd’hui : se refaire la main en course d’arête, faire une première sortie « alpi » avec Emeric, et se faire plaisir ! Depuis l’ascension du Balaïtous, je n’avais pas emprunté le chemin du refuge de Larribet en montant. Il est parfois exigent mais très joli surtout lorsque nous arrivons sur le replat où le torrent chante au milieu des rhododendrons en fleurs. À cet endroit, nous pouvons apercevoir le refugé perché un peu plus haut et l’éperon où nous débuterons la traversée de la crête. Sur le chemin, trois personnes s’apprêtent à dynamiter un gros bloc qui a été déplacé, probablement par une avalanche, au milieu du chemin. Après coup, le contournement du bloc ne demandant qu’un crochet facile de deux à trois mètres, je me demande pourquoi cette initiative d’autant plus que ce dernier semble stable. Un peu plus tard, trois grosses détonations résonneront dans le vallon. Nous constaterons au retour que le bloc a bel et bien été désintégré. Après avoir dépassé le refuge bien calme, nous atteignons la brèche de Garenère puis empruntons une courte vire cairnée vers le NE, nous permettant de rejoindre la croupe, toujours cairnée, jusqu’au pied du petit éperon d’attaque où nous équipons : corde 50 mètres, quelques sangles et 4 friends.

Dans son ensemble, les grands jallons de la crête sont très bien décrits sur le topo présent sur Camp to Camp. Je ne vais donc pas les décrire précisément dans ce récit. Néanmoins, voici quelques éléments en vrac. Parmi les variantes d’attaque, nous choisissons la cheminée bien visible et enclavée, légèrement à gauche du fil. Le passage du bloc coincé est décrit comme teigneux et ce qualificatif lui convient très bien. Après ce passage, nous poursuivons dans la cheminée herbeuse qui suit, dont la sortie est délicate : peu de prises, rhododendrons fragiles et un pas de sortie costaud. Mieux vaut donc privilégier le rocher ! Après avoir dépassé le petit dièdre décrit dans le topo, la suite devient plus facile (ça ne dépasse pas le II+) mais rythmée par trois désescalades raides (pas de III ponctuels), dont la deuxième est particulièrement aérienne. Une possibilité de rappel (becquet + cordelette) était présente à chaque fois. Depuis le sommet, la vue est limitée car le sommet est écrasé par le Balaïtous et le Palas, encore plus beau avec le lac de Batcrabère à son pied. Nous apercevons (et entendons) une cordée dans l’arête NO du Balaïtous.

Pour le retour, nous descendons les dalles raides mais faciles sous le sommet jusqu’à une brèche. Nous franchissons le petit gendarme suivant et procédons au court rappel jusqu’à la brèche Saget. La désescalade semble possible, notamment dans le versant E. Versant ouest, le couloir rocaillo-herbeux est très raide et nous convervons donc le casque, craignant les chutes de pierres. Puis, les névés résiduels nous facilitent la tâche en nous évitant des pierriers infernaux. Pour la descente, il y a deux options : la première est de rejoindre directement les lacs de Batcrabère via les lacs de Micoulaou. La deuxième, celle que nous avons choisie, est de suivre la sente cairnée qui reste sur la banquette suspendue entre la crête de Garenère et les barres rocheuses dominant les lacs de Batcrabère. Cette traversée part plein nord et nous ramène à l’attaque de la crête parcourue un peu plus tôt dans la journée. Nous revenons au refuge par le même itinéraire puis pressons le pas pour la suite de la descente car Emeric a un impératif en début de soirée.