Itinéraire au gré du vent (au sens littéral du terme) : demi-tour suite aux violentes rafales dans le vallon du Mourgouillou et repli vers le cap de Place Roubert où les gerbes de neige arrachées par le vent semblaient plus raisonnables qu’à la couillade et la tose de Pédourrés.
Date : 2026/01/15
Distance totale Distance et dénivelé indicatifs. Privilégier ces valeurs plutôt que celles indiquées le profil. : 18 km
Dénivelé positif : 1100 m
Temps de montée Pauses classiques incluses (photo, discussion, collation, manips à ski...) au contraire des longues interruptions (sommet, refuge, sieste...) : 3h
Temps de descente : 1h
Conditions et commentaires : beau mais très venté selon les orientations.
Difficultés : aucune.
Accès : piste des Esquerres (piste correcte)
Itinéraire Profil visible en cliquant en bas à gauche de la carte. Privilégier les valeurs ci-dessus plutôt que celles indiquées sur le profil. : GPX
Sur la route qui monte depuis le camping (dont l’emplacement ne fait d’ailleurs pas rêver avec l’autoroute de l’Andorre à 200 m), seules les bandes de roulement sont déneigées, permettant de monter jusqu’au point 1290, peu avant que la piste ne reparte vers le SO. C’est toujours ça de pris. En passant à l’ombre, l’enneigement devient conséquent. Sur la piste, des traces de raquettes me facilitent la tâche sur cette neige sans consistance de type gros sel. Le sentier monte ensuite rudement dans la forêt, il est inskiable à la descente et l’arrivée au pont des Pierres offre la première jolie vue de la journée avec le torrent et ses rochers capuchonnés d’une épaisse couche de chantilly.
Rive gauche du ruisseau du Mourgouillou, il faut suivre l’itinéraire estival qui serpente entre les noisetiers. Malheureusement, les traces de raquettes cessent peu après et personne ne s’est aventurée plus loin, même pas jusqu’à l’étang de Comte ! Bien décidé à prendre la revanche sur le but de l’année dernière où il y avait plus de neige à 1200 m d’altitude qu’à 1800 m, cette fois-ci, ce sont les violentes rafales de vent qui m’obligent à faire demi-tour peu avant l’étang Vidal. La neige arrachée par le vent commence sérieusement à fouetter le visage et que dire des crêtes qui fument de manière impressionnante. La neige y tournoie et donne l’illusion de nuages où les rayons du soleil coupées par la crête forment une démarcation rectiligne. C’est beau mais ça n’arrange guère le skieur de randonnée… Décidément, ce vallon du Mourgouillou ne veut pas de moi ! Cela n’enlève rien à l’élégance des sommets qui se dressent au fond, du pic d’Albe au pic de Rulhe. Le versant nord de la tose de Pédourrés présente un beau couloir qui débouche tout proche du sommet, bien décrit sur randoludo. Bien envie de passer par là pour la prochaine tentative.
Malgré les 7 kilomètres de montée et une neige irrégulière mais toujours fatigante, je suis tout de même motivé à monter sur quelque chose. Au loin, la jasse d’Esteil et ses pins me font de l’oeil. Après une courte descente, une traversée facile (par bon enneigement) me permet de rejoindre les pentes sous la jasse d’Esteil toute proche où je passe au soleil pour la première fois de la journée. Sans trop de surprise, le couloir d’accès au pic Vaillette d’Esteil semble clairement plaqué. Je n’avais de toute façon pas l’intention d’y monter et préfère rejoindre le cap de Place Roubert, coiffé de quelques blocs de granit. Sur la crête, le vent est très violent et je me blottis entre deux rochers pour enlever les peaux. La descente ne restera pas dans les mémoires avec une neige croûtée de bas en haut et les bois de noisetiers qui ne sont pas commodes à skier. À proximité du pont des Pierres, je repeaute jusqu’à la piste qui descend correctement sans avoir besoin de pousser.
