Approche réalisée à vélo depuis Saint-Lary-Soulan pour un court itinéraire en direction du pic des Toudes, très proche voisin du pic Méchant sur cette brève crête sauvage où le rocher demande un peu d’attention.

Date : 2023/07/14
Distance totale Distance et dénivelé indicatifs. Privilégier ces valeurs plutôt que celles indiquées le profil. : 9 km
Dénivelé positif : 950 m
Temps de montée Pauses classiques incluses (photo, discussion, collation, manips à ski...) au contraire des longues interruptions (sommet, refuge, sieste...) : 2h
Temps de descente : 1h
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : crête un peu exposée en rocher moyen et pentes raides.
Accès : lac de Cap de Long (route fermée l’hiver, voir inforoute65)
Itinéraire Profil visible en cliquant en bas à gauche de la carte. Privilégier les valeurs ci-dessus plutôt que celles indiquées sur le profil. : GPX

Quand c’est trop difficile de choisir entre montagne ou vélo, pourquoi ne pas faire les deux ? Je propose cette idée à la noix et nous nous retrouvons à trois vers 8h au rond-point à la sortie de Saint-Lary-Soulan. Je connais déjà la montée à Cap de Long mais c’est une découverte pour Séb’ et Jonathan. Il y a environ 23 km et 1300 m de dénivelé pour atteindre le lac de Cap de Long avec une route très roulante jusqu’à Fabian puis plus heurtée ensuite même si la pente irrégulière permet de récupérer. Nous partons chacun avec un petit sac contenant le nécessaire pour sécuriser les vélos et réaliser l’ascension à pied. Le gérant du Garlitz nous laisse gentiment attacher les vélos à l’arrière du bar.

Sur le papier, l’itinéraire est simple : du barrage, rejoindre le val d’Estaragne puis suivre les cairns de la voie normale du pic Méchant jusqu’à un collet où le pic des Toudes s’atteint facilement et rapidement. Or, une fois sur la vaste terrasse d’éboulis, emportés par notre élan sur une sente à peine marquée, nous continuons trop loin et laissons la montée classique derrière nous. Après une traversée dans des pentes plus raides, nous prenons pied dans une combe isolée au SO du pic des Toudes. Au creux de ce vaste pierrier, se trouve un laquet en train de dégeler. Le col s’atteint par une pente un peu plus raide où la vue se dévoile subitement vers le S avec la station de Piau-Engaly en contrebas. Grâce aux différents passages (Philippe Quéinnec, Camptocamp…), j’ai connaissance de la difficulté de la crête jusqu’au pic des Toudes : quelques passages de II et rocher à surveiller. Depuis le col, la crête étant un peu intimidante, j’incite Sébastien et Jonathan à ne s’y lancer que s’ils sont sûrs d’eux. Après un temps de réflexion, ils décident de rentrer tranquillement par le val d’Estaragne tandis que je pars en direction du pic des Toudes. Le début de la crête est facile. Après un premier ressaut, j’emprunte un long couloir / cheminée versant N que je suis intégralement jusqu’à retrouver le fil. Il reste deux ou trois ressauts assez exposés (II) où le rocher demande vraiment de l’attention. Puis, je parviens à l’antécime et au sommet principal par une crête facile, assez délitée. Un peu plus haut, le pic Méchant offre un panorama plus dominateur. Décidément, aucun sommet n’est cadeau dans ce coin !

Pour la descente, veiller à rester le plus possible à droite. En effet, je suis resté dans l’axe du col à cause de quelques cairns trompeurs qui m’ont valu une traversée délicate pour rejoindre la corniche à l’apparence plus herbeuse. Le terrain continue d’être raide avant de s’assagir où la bonne trace serpente dans un pierrier. Ensuite, il n’y a plus aucune ambiguïté : après être descendu de la dernière barre pour prendre pied sur la terrasse intermédiaire d’éboulis, je retrouve les cairns puis le parking du val d’Estaragne où Seb’ et Jonathan, qui sont descendus tranquillement, viennent d’arriver. Nous remontons ensuite jusqu’au bar : changement de tenue, boisson rafraîchissante qui fait un bien fou avant la descente jusqu’à Saint-Lary-Soulan. L’été, la route des lacs est très fréquentée et il faut bien rester à droite, d’autant plus que le revêtement n’est pas très bon. Les huit kilomètres de Fabian à Saint-Lary-Soulan sont en faux-plat descendant donneraient presque l’impression d’aller vite.

 


 

Avec l’approche à vélo, j’ai laissé l’appareil photo à la maison.