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Tuca d’Aiguallut (2702 m) – Tuca de Barrancs (2889 m) – Pic des Salenques (2995 m) depuis l’Artiga de Lin

 

A l’écart de la foule toute proche, ces sommets dénotent par leur tranquillité et offrent tous une vue imprenable sur le massif de la Maladeta. Une belle journée mais étouffante tant il faisait chaud.

 


 

Accès voiture

Accès voiture : Artiga de Lin. Après 9h du matin, la dernière partie de la route est fermée durant l'été. C'est peu intéressant et assez long donc essayez d'arriver avant !

Tracé GPS

A venir !

 


 

De l’Artiga de Lin (1460 m), monter au col du Toro (2235 m). Du parking, il paraît tout proche mais il y a près de 600 mètres de dénivelé sur un chemin raide parfois équipé de quelques inserts en acier. C’est tellement direct que cette portion s’avale rapidement. Passer à proximité du lac et redescendre légèrement sur le replat où serpente le torrent. L’endroit est tout proche de la Besurta mais le coin dégage une impression de tranquillité voire d’isolement. Nous remontons temporairement dans le vallon en face avant de partir hors-sentier dans des pentes faciles jusqu’à rejoindre la crête E de la tuca d’Aiguallut où nous retrouvons quelques cairns. Ces derniers évitent le fil de la crête et arrivent au sommet où la vue vers le massif de la Maladeta se dégage. Du sommet, suivre la crête S au plus facile. Nous venons tout de même buter sur un ressaut rocheux qui nécessite deux désescalades (II+) après lesquelles nous longeons le fil dans les pentes herbeuses jusqu’à un collet où les difficultés cessent.

La suite de la crête est une succession d’oscillations où nous croisons quelques isards à plusieurs reprises. Parvenus au pied du pic des Barrancs, longer facilement le fil de la crête sur la gauche dans des blocs (cairns) et rejoindre facilement le sommet orné d’un imposant monolithe. Jusqu’au pic des Salenques, la crête ne pose aucune difficulté. Du sommet, l’aspect minéral du massif de la Maladeta prend toute son ampleur. La crête Salenques-Tempêtes impose sa rudesse avec cet enchaînement de murailles, ressauts, gendarmes et brèches. Les glaciers eux, sont tous moribonds. Après avoir hésité quelques minutes, nous renonçons à rejoindre le tuc de Molières : trop de monde au sommet et la journée commence à être longue. Nous prenons pied dans le large cirque granitique et descendons dans la vallée de l’Escaleta jusqu’à un petit étang où il faut remonter quelques dizaines de mètres jusqu’au coth des Aranesos (2448 m) où le couloir NO de la Forcanada est bien visible.

Un sentier difficile et croulant amène à l’estanhon des Pois (2054 m) où la Forcanada, encore elle, montre toute sa sévérité. Sous un soleil de plomb accentué par la réverbération des végétaux, la suite de la descente est éprouvante. Le sentier est rude et on en voit jamais la fin. De retour dans la vallée, en surchauffe, nous prenons directement la voiture pour aller se rafraîchir dans le premier torrent que croise la route. Malgré ce long retour, l’itinéraire et les points de vue sont magnifiques.