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Pics de Canalbonne (2849 m – 2914 m) depuis le barrage de Soulcem

Au coeur du massif de l’Estats, les Pics de Canalbonne sont un pèle-mêle toponymique qui gagne en clarté une fois sur place. Vue privilégiée sur les 3000 ariégeois dans un environnement minéral exacerbé lorsque tous les névés ont disparu. 

 


 

Accès voiture

Accès voiture : les Orris de Carla. Dépassez le barrage de Soulcem et continuez jusqu'à la fin de la route : vu le nombre de voitures à la belle saison, il n'est pas possible de se tromper.

Tracé GPS

A venir !

 


 

La première étape de cette journée est de rejoindre les étangs de la Gardelle : très jolie enfilade dont le dernier étang, niché au pied des parois découpées, vaut vraiment le coup d’oeil. Pour cela, le chemin est balisé en jaune et fléché. Du parking, traverser le ruisseau de Soulcem sur une passerelle en bois puis s’élever sur les pentes herbeuses d’un petit vallon encore pris par les nuages matinaux.

Nous accédons à un petit replat marécageux avec un orry fermé d’une porte en métal cadenassée. Instant toujours exaltant, nous émergeons progressivement de la mer de nuages à mesure que nous nous rapprochons du premier étang. Premier, deuxième, troisième et quatrième étang sont rapidement enchaînés. A cet instant le balisage cesse mais le cheminement est très clair : suivre une rampe herbeuse menant au petit étang de Canalbonne. Il n’est pas nécessaire de rejoindre le Port de Canalbonne au dessus de l’étang : les cairns montrent la voie en nous faisant directement aboutir au pied du Pic Sud de Canalbonne (2849 m) atteint par un cheminement facile de part et d’autre de la crête. Durant cette montée, observation d’un énorme vautour posé sur son rocher comme celui dans Lucky Luke. Peut-être est-il en train de digérer le contenu de la carcasse d’une brebis morte aperçue auparavant.

Pour rejoindre le Pic de Canalbonne (2914 m), la descente se déroule sur des petites dalles faciles mais demandant un peu d’attention. Puis, éviter une pointe intermédiaire par une cheminée facile débouchant sur la crête débonnaire se redressant peu à peu à l’approche du sommet. La vue est magnifique et dégagée jusqu’au massif de la Maladeta ! Gravir ces deux sommets m’a donné l’impression plaisante d’être au plus profond de la Haute-Ariège et l’envie de faire les 3000 ariégeois manquants par ce côté-ci.

Pour la descente, nous empruntons directement du sommet une zone d’éboulis hors-sentier plongeant droit vers deux petits étangs (nom ?). D’ici, une petite ouverture entre les barres rocheuses nous permet de trouver un cheminement plus direct vers le très bel étang de Riufret. Après ce dernier, nous empruntons un vieux chemin longeant et surplombant le ruisseau encaissé. Composé de gispet, parfois déversant et aérien sur les premiers hectomètres, il demande de l’attention. S’éloignant du torrent, il devient plus sécurisant mais toujours aussi casse-patte et glissant. Que cette descente est longue ! Après avoir aidé une famille à désescalader un petit passage rocheux, nous arrivons au niveau de l’étang de Soulcem puis le parking.