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Pic de Serre-Haute (2713 m) depuis Eylie d’en Haut

 

Magnifiquement situé, ce très beau sommet se laisse gagner par une rude montée au fond de la vallée du Biros. Cette ascension possède un caractère sauvage renforcée à cause de la météo très nuageuse ce jour-là.

 


 

Accès voiture

Accès voiture : gîte d'étape d'Eylie

Tracé GPS

A venir !


 

Peu avant le dernier lacet de la route menant au gîte d’étape d’Eylie, le sentier démarre à côté d’une grande pancarte détaillant des itinéraires du secteur. Alors qu’il bruinait à Sentein, le temps semble s’être calmé une fois à Eylie. Départ nocturne dans la raide et intimidante forêt de hêtres : il me faut suivre le balisage rouge et blanc jusqu’à la serre d’Arraing. Entre ma tenue trop chaude, un départ trop rapide et le fait de n’avoir rien avalé avant de commencer, j’ai l’impression que la forêt tournoie autour de moi : un vrai travail de pro ! Progressivement, la végétation change et les arbres se raréfient. Je vois apparaître les premiers vestiges de l’exploitation minière qui battait son plein dans la vallée il y a plusieurs décennies.

Après avoir , le « village » des miniers apparaît au loin. C’est là où se trouvaient la majorité des installations à proximité des mines et avec une piste le reliant au bocard d’Eylie. Pour le rejoindre, le chemin longe les pentes de la Montagne d’Ourdouas : c’est plat et ça fait du bien ! Le Pic de Serre-Haute apparaît par intermittence lorsque les nuages daignent laisser quelques coins de ciel bleu. Au milieu des bâtiments, en imaginant le lieu de vie qu’ils pouvaient être autrefois, l’ambiance est étrange.

 

Pic de Serre-Haute
Pic de Serre-Haute

 

Juste après les dernières constructions et alors que les premières langues de neige ont recouvert le chemin, les nuages et un épais brouillard m’enveloppent soudainement et réussissent à me désorienter. J’attends un peu dans l’espoir d’une éclaircie : sans succès. Puis, j’aperçois un pylône, puis le balisage sur un deuxième qui me permet d’atteindre la Serre d’Arraing (2221 m) où le brouillard me laisse tranquille. Je renonce à aller au Pic de l’Har qui est dans les nuages.

J’atteins ensuite le pied du portillon d’Albe (2457 m) au pied duquel je chausse brièvement les crampons pour la petite pente raide qui mène au col. Un dernier effort et j’aperçois enfin l’énorme cairn sommital. Malheureusement, les nappes de nuages sont volatiles mais n’offrent jamais une trouée pour profiter de la vue vers le reste du Biros. Dommage ! Je ne m’attarde pas et descends par le même itinéraire. Je rencontre quelques personnes dans le brouillard retrouvé au niveau des mines, et arrive bien fatigué à la voiture !