';
Pic de Maupas (3109 m) par l’arête Ouest depuis le refuge de Maupas

 

Magnifique journée de montagne (fameux mélange partage / paysages) pour accéder au pic de Maupas par un accès original : peu difficile mais aérienne, l’arête O du pic de Maupas mérite la visite.

 


 

Tracé GPS

A venir !

 


 

Soirée agréable au refuge du Maupas : un groupe de 7 bordelais en randonnée « gastronomique » de retour du Maupas, un randonneur solitaire s’interrogeant sur la montée au mail Barrat, Carine, Alain et moi. Le refuge possède un petit chauffage électrique permettant d’atteindre une température confortable. Perchés là-haut dans cet océan de tranquillité, je m’applique à prendre conscience que ces moments sont précieux. Malgré la place et les nombreuses couvertures, la nuit fut moyenne, comme d’habitude. Merci infiniment encore à Alain pour toutes les bonnes choses à manger. M’étant préparé à l’arrache le vendredi soir, je n’avais pas grand chose à partager. A charge de revanche …

Alors qu’il fut intense pendant la nuit, le vent s’est calmé et il fait plutôt doux. Nous partons à la frontale sur la voie normale du Maupas. Pour basculer dans le cirque des Crabioules, il faut repérer un piquet métallique situé sur la crête qui monte à la tusse de Maupas moins de 200 mètres de dénivelé après le refuge. Après une courte descente, nous prenons pied dans le cirque, vaste étendue de blocs en tout genre. Il y a des cairns et les possibilités d’itinéraires sont multiples. Il faut veiller à rester assez haut afin que ce soit le moins pénible possible. Allergiques aux pierriers, s’abstenir. A proximité d’une crête secondaire, le terrain change et la roche devient rougeâtre. Viser une brèche évidente sur une crête secondaire, longer en contrebas puis remonter un couloir d’éboulis ou un court mur en II/II+ pour reprendre pied sur la vague crête secondaire. Nous avons pris de la hauteur et le col paraît déjà plus proche. Suivre les cairns et parvenir au col des Crabioules (3012 m) où le paysage commence à prendre de l’ampleur, et ce n’est que le début …

La montée à la tusse de Remune (3041 m – 3000 secondaire) est facile. On peut y admirer la fabuleuse muraille des Crabioules. Carine et Alain ont apporté un peu de matériel et préfèrent passer le baudrier dès maintenant. Pour ma part, j’en profite mon prendre un peu d’avance afin d’être dans ma bulle et pouvoir les prendre quelques photos en train d’évoluer sur la crête. Après le pic de Remune, la crête est aérienne voire impressionnante par endroit, mais jamais difficile. Elle descend au pied du pic de Navarro. La montée au pic de Navarro (3039 m – 3000 secondaire) est plus facile qu’elle en a l’air de loin. Après une portion plus plate mais toujours aussi gazeuse, la crête se redresse à nouveau. J’attends Carine et Alain après le passage clé indiqué dans les topos : une espèce de taillante puis un court mur en II+ suspendu au dessus du glacier du Maupas. Sur fond de Crabioules et Perdiguère, je me régale à observer Carine et Alain se rapprocher. C’est plus impressionnant que d’y passer soi-même ! Ils me rejoignent et nous finissons d’escalader les quelques blocs qui nous séparent du sommet.

La vue est limpide et dégagée avec de jolies couches de sommets qui se succèdent. Les massifs observés me semblent plus familiers que lors de ma première visite en 2014. Après une bonne pause, nous descendons par la voie normale jusqu’au refuge où nous reprenons le reste de nos affaires. Au lieu de continuer par l’itinéraire traditionnel, nous prenons les chemins de traverse en rejoignant la cabane de Sarnès (2240 m) par un beau chemin qui traverse le cirque des Crabioules. La cabane de Sarnès est grande, isolée et sauvage. Située sous le Petit Quayrat, elle fait face au refuge du Maupas. De la cabane, un chemin ramène longuement au parking en passant successivement près des anciennes mines des Crabioules puis le joli site de la cascade d’Enfer au milieu de la forêt revêtu de ses belles couleurs automnales.