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Pic de Hourgade (2964 m) depuis la station de Peyresourde

 

Si l’itinéraire doit être magnifique et agréable l’été, il fut plus ingrat avec les premières neiges où nous avons beaucoup brassé à partir de 2000 m. Peu après la station de Peyragudes, rencontre de quelques cerfs majestueux et plusieurs dizaines de biches.

 


 

Accès voiture

Accès voiture : station de Peyragudes côté Peyresourde. Très bien indiqué une fois à Luchon.

Tracé GPS

A venir !

 


 

Cette journée commence par un peu de tout-terrain avec la pauvre Clio nous permettant de nous avancer un peu sur les pistes. De la station, monter plein Sud jusqu’à un col (1900 m environ) d’où démarre un magnifique sentier en balcon. Après quelques centaines de mètres, une question : quelle est cette chose marron et trapue qui court au loin ? L’idée de l’ours nous traverse l’esprit jusqu’à ce que l’observation aux jumelles confirme l’approche d’un cerf majestueux. Plus loin, nous surprenons un grand troupeau de biches accompagnées de quelques cerfs : un très beau moment. C’est en restant aux aguets que nous rejoignons le GR10 à proximité du Couret d’Esquierry (2131 m). Nous n’empruntons pas le GR10 mais continuons plein Sud sur un bon sentier passant des barres rocheuses (prudence si humide) avant de déboucher sur un vaste replat où nous rencontrons les premières plaques de neige.

Au fur et à mesure de notre avancée le long du torrent, la neige est de plus en plus présente et nous ralentit. Nous passons les 2 premiers lacs de Nère (2386 m) puis le troisième (2430 m), après lequel nous sommes obligés de nous relayer pour faire la trace dans des accumulations où nous nous enfonçons parfois jusqu’au genou, rendant la progression assez éprouvante. Quelques cairns restent visibles et nous guident efficacement vers le lac supérieur de Nère (2840 m), profondément gelé. Dans ce vallon étroit où le Pic de de Nord Nère (2844 m) et le Pic d’Espingo (2856 m) dominent les lieux, une petite brèche nous permet d’ouvrir la vue vers l’Ouest et les 3000 du Haut-Luchonnais.

Nous contournons brièvement le lac avant de monter sur l’éperon à la droite du couloir dans une espèce de mixte (rocher, végétation, neige) finalement assez commode.

 

Montée sur la crête
Montée sur la crête

 

Itinéraire emprunté pour rejoindre et descendre de la crête
Itinéraire emprunté pour rejoindre puis descendre de la crête

 

Nous prenons pied sur la crête où il y a beaucoup de neige qui cache tout le relief. Je me laisse (bêtement) impressionné et renonce à 50 mètres seulement du sommet tandis que mes compagnons font un aller-retour rapide au sommet.

Nous décidons de descendre par le couloir de la voie normale, étroit au début puis s’élargissant rapidement. La neige est molle et la progression ne pose aucun problème. Nous rejoignons le déversoir du lac supérieur puis le chemin pris à la montée. Même si nous brassons, la descente reste bien plus agréable que la montée. Au retour, le sentier au balcon nous paraît bien long.