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Lorsqu’on observe le pic de Coma Pedrosa depuis l’est, on ne peut pas manquer le couloir de l’Alt qui parcourt la face du point culminant andorran sur près de 900 mètres de dénivelé. Ses pentes raisonnables le rendent assez accessible.

Date : 2020/03/14
Distance totale : 13 km
Dénivelé positif : 1450 m
Temps de montée : 3h45
Temps de descente : 1h30
Conditions et commentaires : beau et trop chaud.
Difficultés : pale raide sous le sommet souvent en neige dure. Descente par le couloir de l’art : 900 m de dénivelé entre 30 et 40°.

Accès voiture

Accès voiture : station d'Arinsal. Se garer à la sortie du premier tunnel après la station.

Tracé GPS

Le tracé GPS est consultable ici : https://tracedetrail.fr/fr/trace/trace/113354

- Tracé obtenu grâce à une montre GPS portée pendant la sortie mais susceptible d'avoir été corrigé a posteriori (bug, imprécision, arrêt involontaire, problème de batterie...).
- Les fonds de carte IGN (France) et Iberpix (Espagne et Andorre) sont disponibles en se connectant. Comment se connecter, sélectionner les fonds de carte et autres informations sur le module cartographique : Utiliser la cartographie
- Le dénivelé et la distance indiqués sur tracedetrail sont générés automatiquement en important la trace. Ces informations sont susceptibles de varier par rapport à celles présentes sur les récapitulatifs, qui ont été obtenues à l'aide d'un autre outil. Preuve en est que le dénivelé et la distance sont toujours à considérer à titre indicatif.

 

Direction Arinsal ! En ces temps agités liés au coronavirus, les stations andorranes ont fermé et le trajet est décidément bien calme. Ce n’est pas pour nous déplaire. Malgré les chutes de neige de la semaine dernière, l’atmosphère est déjà printanière et la limite d’enneigement skiable s’est à nouveau envolée près de 2000 m dans ce secteur. C’est donc baskets aux pieds que nous suivons le GR11 : après un léger fourvoiement au tout début, nous laissons la bifurcation vers le vall de l’Estany et suivons le chemin bien indiqué vers le refuge de Coma Pedrosa. Nous chaussons donc les skis vers 2000 m et remontons tranquillement jusqu’à un grand replat sous le refuge. Il n’est pas nécessaire de passer par le refuge (2272 m) pour cet itinéraire.

Il fait déjà très chaud. Pas loin de nous, un randonneur à pied n’arrête pas de s’enfoncer en raison du regel nocturne superficiel anéanti dès les premiers rayons du soleil. Nous remontons un vallon plein E avant de bifurquer vers le N vers 2450 m pour franchir un ressaut plus raide. La suite est jolie jusqu’à l’estany Negre où l’on découvre la dernière partie. Sous le sommet, nous hésitons à partir vers le col entre pic de Baiau et Coma Pedrosa mais rejoignons le sommet par une belle pale faiblement enneigée et en neige dure. Ayant été malade les jours précédents et manquant probablement de sommeil, je peux clairement dire que j’en chie grave : mal aux jambes, essoufflé et le soleil me tape sur le système malgré l’air frais nous rappelant que nous ne sommes qu’en mars.

Panorama très étendu au sommet. Nous nous rappelons avec Lucille du beau bivouac (ajouter lien) sous l’agulla de Baiau il y a deux ans. Tandis que Lucille descend par la voie normale, nous nous engageons dans le couloir avec Julien. C’est une large pente au début après laquelle on plonge sur 250 mètres de dénivelé dans une neige printanière parfaite. Des boulettes d’avalanche sont présentes dans le couloir mais heureusement, elles ont épargné la rive droite. Nous passons une courte étroiture plus raide qui ne va pas rester longtemps enneigée avant que la pente ne s’adoucisse (30/35°). Malgré quelques passages en neige très lourde et gorgée d’eau, on s’en sort plutôt bien. Le couloir prend le soleil très tôt : il n’aurait pas fallu venir 2 heures plus tard !

Une fois sur le pla de l’Estany, nous rejoignons le chemin sous la cabane et il nous faut déjà porter les skis. À la bifurcation refuge / vall de Sorteny, nous retrouvons comme convenu Lucille dont la descente s’est bien passée. Nous rentrons ensuite au parking dans les effluves printanières de conifères. S’il ne reneige pas avant fin mars, la saison risque de se terminer rapidement…

 


 

 
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