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Sortie totalement improvisée et remaniée à cause du brouillard : nous avons loupé la porte de Bielsa et atterri sur la crête de Bataillence, nous obligeant à revoir nos plans.

Date : 04/05/2019
Distance totale : 13 km
Dénivelé positif : 1300 m
Temps de montée : 2h45
Temps de descente : 2h
Conditions et commentaires : d’abord dégagé au-dessus de 2500 m avant que les nuages ne l’emportent.
Difficultés : crête parfois étroite jusqu’au pic de Bataillence. Descente raide (35° un peu exposé puis goulet à 40°) de la pointe anonyme.

Accès voiture

Accès voiture : entrée N (côté français donc) du tunnel de Bielsa.

Tracé GPS

A venir !

 

Le fameux passage dangereux amenant au spot des cascades de glace est déneigé. Nous portons donc jusqu’à hauteur de ces dernières avant de chausser et partir vers le S, enveloppés dans le brouillard. Nous remontons tranquillement ces larges pentes avant d’évaluer, toujours dans la purée de pois, que la porte de Bielsa est davantage sur notre gauche. Malheureusement, en confondant la crête N du pic des Marioules et un éperon similaire un peu plus loin, nous longeons trop longtemps et rejoigons la crête de Bataillence au niveau du « C » du mot « Crête » sur la carte IGN. Tant pis, après avoir discuté avec un skieur espagnol montant également par là, nous décidons de suivre la crête jusqu’au pic de Bataillence. Brièvement à ski, puis plus longuement à pied, la crête est facile mais peut demander de l’attention suivant l’enneigement. Malgré le vent et le froid qui nous accompagnent, nous sentons que la luminosité change et que le soleil n’est pas loin. En effet, en arrivant au pic de Bataillence (2602 m), le ciel se dégage progressivement : Garlitz, Campbieil, Géla, Munia puis sommets de la vallée d’Aure. Quelle heureuse surprise !

Bon, nous traînons tellement au sommet que le début de la descente se fait dans les nuages. Nous décidons de descendre vers le NO pour rechausser et remonter dans le petit vallon à l’O du pic des Marioules. Le ciel s’est découvert et il fait vraiment lourd : c’est avec l’impression d’être dans une cocotte-minute que nous montons donc en direction d’une large échancrure frontalière. Après quelques conversions plus raides, nous déchaussons et empruntons un couloir rocheux de 30 m, invisible depuis le bas, qui débouche sur le versant espagnol herbeux. Nous atteignons rapidement la première pointe au-dessus de nous (annotée 2530 m sur la carte IGN). La descente se déroule sur une pente suspendue assez raide qui serpente dans la face. Après un goulet raide (40°), les pentes s’adoucissent et nous filons sur une neige lourde jusqu’aux derniers névés. Quelques dizaines de mètres à pied viennent clore cette journée.