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Très long parcours de crêtes à cheval entre l’Ariège et les Pyrénées-Orientales où la douceur du relief catalan contraste avec les crêtes découpées et la verticalité du versant ariégeois.

Date : 01/07/2018
Distance totale : 29 km
Dénivelé positif : 2300 m
Temps de montée : 2h45 pour le puig de la Terres puis 3h45 pour le puig de la Grava.
Temps de descente : 2h15
Conditions et commentaires : beau.
Difficultés : des parties hors-sentier, raides et un peu aériennes.

Accès voiture

Accès voiture : parking du Fanguil au fond de la vallée d'Orlu.

Tracé GPS

Le tracé GPS est consultable ici : https://tracedetrail.com/fr/trace/trace/77388

- Tracé obtenu grâce à une montre GPS portée pendant la sortie mais susceptible d'avoir été corrigé a posteriori (bug, imprécision, arrêt involontaire, problème de batterie...).
- Les fonds de carte IGN (France) et Iberpix (Espagne et Andorre) sont disponibles en se connectant. Comment se connecter, sélectionner les fonds de carte et autres informations sur le module cartographique : Utiliser la cartographie
- Le dénivelé et la distance indiqués sur tracedetrail sont générés automatiquement en important la trace. Ces informations sont susceptibles de varier par rapport à celles présentes sur les récapitulatifs, qui ont été obtenues à l'aide d'un autre outil. Preuve en est que le dénivelé et la distance sont toujours à considérer à titre indicatif.

 

Réveil très matinal pour profiter de la fraîcheur de l’aube avant que l’atmosphère ne devienne trop lourde. Le beau temps est enfin arrivé dans les Pyrénées. Peu avant le grand replat où l’on sort du bois, un panneau indique la direction des étangs de Baxouillade. Le sentier s’élève efficacement en lacets dans la forêt pentue. Je surprends un isard qui s’éloigne rapidement me dégoûtant de son aisance et/ou de ma lenteur, au choix. Vers 1800 m environ, il faut quitter le sentier des étangs à proximité d’un énorme bloc et suivre la petite trace (croix rouge et blanche au début puis quelques cairns). A l’E, la porteille d’Orlu est bien visible. J’arrive à son pied avant de bifurquer (2080 m) vers le S. Il y a des traces fraîches de pas dans un grand névé, mais je ne vois personne. C’est une pente raide et pénible qui m’attend, constituée d’un mélange de végétation et champs de blocs. Après m’être fracassé le tibia à cause d’un rocher mobile, je poursuis la montée jusqu’à un collet évident (2456 m annoté sur la carte), sous le regard intéressé des vautours perchés sur le pic des Recantous. Malheureusement pour eux, ils devront se trouver un autre repas puisque je prends enfin pied sur la crête, sans encombre.

Le sentier descend jusqu’au coll de Terrers (2407 m) avant de remonter tranquillement sur le débonnaire Puig de Terrers (2540 m) où je croise les premières personnes de la journée. S’en suit une longue portion plane qui passe par le pic de Mortiers (2605 m) et aboutit au col de l’Homme Mort (2602 m). Le relief est ensuite plus accidenté mais sans difficulté notoire. Suivre la crête plus redressé jusqu’au Puig de Morters (ou pic de l’Homme Mort, 2668 m) en s’aidant à peine des mains. Pour descendre au S, continuer brièvement la crête en évitant sur le flanc O un important ressaut et rejoindre le collet suivant. Le terrain est cette fois-ci bien plus minéral et délité. De loin, la montée au Puig de la Portella Gran (2761 m) paraissait délicate mais il n’en est rien : de terrasses en terrasses, parfois à flanc, je m’élève facilement avant que la pente ne s’adoucisse jusqu’au sommet. En raison de son altitude, le panorama est cette fois-ci bien plus vaste et je m’octroie une bonne pause.

La descente à la portella Gran (2603 m) ne pose pas de problème non plus. Le col domine l’estany Blau d’une couleur profonde magnifique et qui porte donc bien son nom. Je croise à nouveau quelques personnes qui arrivent du N et poursuis vers le Puig de la Cometa d’Espagne (2763 m), le cinquième sommet de la journée ! C’est le moment de décider si je continue sur la crête ou si je reviens à la portella Gran pour rentrer tranquillement au parking. La journée est encore longue et poursuivre mon périple me permettrait de passer au refuge d’en Beys pour une boisson bien méritée. Je n’hésite pas longtemps…

Du sommet, il est possible de feinter une longue portion de crête en descendant vers l’estany de la Grava mais je préfère rester en hauteur pour profiter de la vue panoramique et des courants d’air. Le terrain est globalement facile et peu aérien mais chaotique en obligeant souvent à passer à flanc et passer par plusieurs pointes intermédiaires (quelques pas de II possibles). La crête entame une longue portion descendante qui débute par la traversée de les Très Piques Roges (2740 – 2633 – 2632 m) où il faut sortir les mains des poches (quelques pas de II peu aériens selon le cheminement choisi). Le terrain devient ensuite légèrement plus roulant jusqu’au coll de la Grava (2478 m) où il serait possible de descendre vers en Beys. Toutefois, l’élégant puig de la Grava me fait de l’oeil depuis tout à l’heure et en suivant le fil puis la raide pente SE, je parviens à son sommet bicéphale (2671 m) en tirant un peu la langue.

Je quitte les deux montagnards venus des Bouillouses et descends jusqu’au coll de Lanos (2502 m) dans de gros blocs. Le vallon des étangs de la Grava est bien enneigé, Alleluia ! Je profite au maximum des névés pour arriver rapidement à l’étang inférieur de la Grava (2279 m). Un itinéraire cairné mène ensuite à l’étang d’en Beys. Après une collation salvatrice au refuge pendant laquelle je discute avec le très sympathique gardien, je poursuis la longue descente jusqu’au parking. Une revigorante baignade dans le torrent clôture fraîchement ce périple.